Où les hommes mourraient encore

Sur la scène du Labo, au Marni, deux femmes et un homme jouent à la mort. Ils cessent de respirer, plongent leur tête dans un seau d'eau ou même se tirent dessus. Sans succès. On ne meurt plus dans le bled perdu où ils vivent.

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La mort est devenue le fantasme absolu. Ils imaginent, rêveurs, enterrements et processions funéraires. Préparent des couronnes de fleurs au cas où. Et espèrent, impatients, se faire faucher quand même.

Très visuelle, cette première création de Sophie Linsmaux et Aurelio Mergola révèle un univers singulier et une audace délicieuse. Si on perd parfois un peu le fil de leur imagination, la fascinante beauté de la scénographie (Aurélie Deloche) et le trio de comédiens (Marine Bestel, Muriel Legrand, Francesco Italiano), tour à tour clowns ou poètes, empêchent la moindre seconde d'ennui. C'est à un vrai numéro d'artistes que l'on assiste. – A.N.

> Jusqu'au 28/5, 20h. Théâtre Marni, rue de Vergnies 25, 1050 Bruxelles. De 8 à 10 €, article 27. 02/639.09.82, www.theatremarni.com

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