Livre: La fin des punks à Helsinki de Jaroslav Rudis

Découverte d'un auteur tchèque, observateur de la scène pop de son pays et très attiré par une forme de devoir de mémoire.

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Dans La fin des punks à Helsinki, Jaroslav Rudis raconte ce qu'il reste de la vie de Ole, ancienne star d'un goupe punkest-allemand, devenu tenancier d'un café – le Helsinki – à Prague.

On ira peu dehors, et encore moins dans les hauts lieux du tourisme de cette belle ville où la jeunesse a toujours été très préoccupée par la fête, la bière et la politique.

En écho à l'existence fatiguée de Ole, on lira le journal de Nancy, punkette des années 80 qui dit "Merde à la société" et prend des médicaments pour contrer les effets du nuage radioactif de Tchernobyl.

Au Helsinki, on verra défiler les vieux de la vieille qui, à l'époque du communisme, malgré la censure et par la grâce des cassettes (ah, les cassettes – trop vintage!), écoutaient les mêmes groupes que nous – des Sex Pistols à Bauhaus, en passant par les Cure et Siouxsie.

C'est le portrait d'une génération courbaturée que brosse Rudis dans une société où le geste le plus punk que l'on puisse imaginer c'est d'allumer une cigarette dans un lieu non-fumeurs. Joli roman traversé par la nostalgie…

La fin des punks à Helsinki
Jaroslav Rudis
Books Editions, 347 p.

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