Livre: La disparition de Jim Sullivan

Tanguy Viel est un admirateur. On l'a remarqué d'entrée avec Cinéma décalqué sur Le limier, formidable film de Mankiewicz.

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Cela s'est confirmé avec L'absolue perfection du crime, ses références aux films noirs, à Huston, à Melville, puis avec le vénéneux Insoupçonnable, piteusement adapté au ciné.

Paris-Brest (sorti en poche) tenait du drame familial sans renoncer à des reflets polar. Cette fois, Viel joue à l'écrivain français qui veut s'offrir un roman international, c'est-à-dire américain.

En même temps qu'une histoire en pointillé, il va donc nous donner le mode d'emploi d'un récit US entre Jim Harrison et Philip Roth (celui qu'a dû suivre Joël Dicker pour La vérité sur l'affaire Harry Quebert).

Prenant, mais moins lyrique que ses livres passés, La disparition vaut surtout par son esprit léger et inventif. Subtil jusqu'à cette référence à Jim Sullivan, obscur mais authentique folk-rockeur des années 60 qui se volatilisa après avoir sorti UFO (Ovni en V.F.).

La disparition de Jim Sullivan
Tanguy Viel
Les Editions de Minuit, 153 p.

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