Les lumières de La ville

S’il fallait une référence pour qualifier l’univers du dramaturge britannique Martin Crimp, un nom s’imposerait: David Lynch.

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Comme le dit un des personnages de La ville: "Tout semble décalé, artificiel, forcé". Bref, déshumanisé. Mais si les êtres humains qu’il imagine nous apparaissent comme des monstres civilisés, pétris de cynisme et légèrement barrés, ils n’en restent pas moins des hommes et des femmes qui s’accrochent à la vie comme ils peuvent. Et on touche là à un des thèmes de ce texte mettant en scène un couple englué dans un monde qui a pourri ses repères. Un monde défini par la guerre. Au travail, entre époux ou dans des villes lointaines qui finissent en cendres. La pièce se double d’une réflexion sur l’écriture. Serions-nous vraiment maîtres de nos décisions ou nos vies seraient-elles écrites par un auteur invisible? Le tout est intelligemment mis en scène. Et brillamment interprété. Que demander de plus?

> LA VILLE, jusqu'au 9/5. Rideau de Bruxelles. www.rideaudebruxelles.be

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