Le jour où j’ai rencontré ma fille – Olivier Poivre d’Arvor

Olivier est le frère de Patrick, pour ceux qui l'ignoreraient. Diplomate, journaliste, écrivain, créateur de compagnie de théâtre, directeur de France Culture, ce type a exercé toutes les professions. Sauf celle de père.

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Parce qu’Olivier est stérile, un statut qu’il a découvert assez tard, après la quarantaine, quand il a décidé d’enfin remplir sa vie d’autres choses que de rencontres un peu youplaboum. Du coup, l’homme s’est lancé dans le plus grand défi de sa carrière, l’adoption.

 

Le jour où j’ai rencontré ma fille est le récit vérité de ce cheminement, entre prise de conscience de la stérilité et parcours du combattant pour faire reconnaître comme sa fille la petite Amaal, orpheline du Togo.

 

Un livre plein d’humanité, sur les limites des uns et l’étonnante générosité des autres, sur les rapports Nord-sud et les amours filiales, mais qui surprend deux fois par la franchise. Assez impudique, d’Arvor s’attarde sur les mille humiliations vécues avant de prendre connaissance de son état. Ici une palpation de son organe, là un prélèvement séminal. Il compile ensuite, sous un prétexte très prétexte, un paquet de nuits d’amour vécues avec des femmes souvent plus jeunes que lui, passablement libérées.

 

On l’où découvre presque jaloux que l’homme, en cette entreprise, mène une vie particulièrement trépidante, entre cinq-à-sept réguliers et nuits longuement programmées. Un seul regret, il ne nous explique pas comment il se débrouille désormais pour vivre la même existence avec une gamine dans les pieds. En fait de beau témoignage, ce conseil là aurait pu se révéler le plus utile de l’ouvrage.

 

Grasset, 253 p.

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