Le discours d’un roi: So british

C'est une histoire méconnue. Suite à la mort de son père, le roi George V, et l'abdication de son frère, le prince Albert d'York est appelé à régner. A cette époque, Hitler arrive au pouvoir en Allemagne et la radio devient un média de masse.

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C’est une histoire méconnue. Suite à la mort de son père, le roi George
V, et l’abdication de son frère, le prince Albert d’York est appelé à
régner. A cette époque, Hitler arrive au pouvoir en Allemagne et la
radio devient un média de masse.

Autrement dit, un homme qui ne sait pas s’exprimer ne peut pas gouverner. Or, George VI est bègue. Pour pouvoir assurer ses fonctions, il consulte un orthophoniste australien aux méthodes étonnantes. Une amitié indéfectible naît alors entre les deux hommes. Qui les mènera au fameux discours pour la résistance contre l’Allemagne nazie que George VI prononcera en septembre 1940 au micro de la BBC. Avec douze nominations aux prochains Oscars, Le discours d’un roi est un des grands films de l’année.

Classique, le film de Tom Hooper dépoussière pourtant le genre historique car il préfère l’intime à la grande fresque (sinon dans la scène finale où il abuse un peu de Beethoven). Il en vient même à oublier un peu le roi pour nous montrer deux propos très forts: un homme qui apprend à vaincre ses démons pour surpasser son handicap. Et une grande histoire d’amitié entre deux hommes que tout séparait pourtant. C’est intelligent sans être prétentieux, élégant sans être stylisé, marrant sans être idiot, émouvant sans trop tirer sur les cordes sensibles. Tom Hooper réussit un film d’équilibriste. Toujours prêt à basculer. Mais debout jusqu’au bout. Tout comme son héros. So british. So good. – J.Co.

Le discours d’un roi
Réalisé par Tom Hooper (2010). Avec Helena Bonham Carter, Colin Firth, Geoffrey Rush.
Sortie le 23/2 – 118′.
Notre avis: 3 étoiles

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