L’art c’est de l’or

En temps de crise, c'est la valeur refuge qui permet de rassurer les investisseurs, d'où cette propension à voir de plus en plus d'"épargnants" flâner dans les grandes foires d'art contemporain.

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Et si Art Brussels n'a toujours pas la réputation de la Biennale de Venise ni de Art Basel, le focus apporté par cette manifestation (animée par des galeries phare venues de vingt-sept pays) creuse son sillon sur la scène internationale. Le but du jeu? Prendre la température de la création contemporaine, dégager les grandes tendances du marché en un seul et même lieu – mais aussi constater que les grands chambardements d'idées, c'est dans l'art que ça se passe.

Outre une nouvelle section consacrée à une sélection d'œuvres prêtées par des collectionneurs, le salon accueille de belles pièces signées William Klein, Nan Goldin, Pierre et Gilles, Juergen Teller (la photo demeurant l'un des segments les plus prisés sur le marché), des œuvres représentatives de l'art urbain (Invader), de la peinture figurative (les magnifiques tableaux de Muntean/Rosenblum), de l'art conceptuel (Anish Kapoo, Jan Fabre, Tony Oursler) ou déjà classique (Joseph Beuys, Pierre Molinier). Et si on compte un niveau d'ambiance hautement fashion (en tout cas le soir du vernissage qui devient the place to be), Art Brussels vaut vraiment qu'on y pousse une pointe. Même si on n'a pas un balle car regarder ne coûte rien, à part le ticket d'entrée (15 €, 5 € pour les étudiants.) – S.M.   

> ART BRUSSELS, du 25 au 27/4. Brussels Expo, place de Belgique 1, 1020 Bruxelles. www.artbrussels.com

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