Kiss and cry: Nanodanses

Kiss & Cry, ce sont des doigts qui dansent. Vingt doigts (et même un pied), drôles et sensuels. Des figurines de vieille dame, d'ambulance, de mobilier désuet, déplacées sur un plateau miniature pour faire vivre une histoire un peu triste.

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Celle d'un amour déçu, cadencée par trois trains, qui avancent électroniquement ou à la force de la main, filmés de près ou de loin. Ca n'a l'air de rien, comme ça, évidemment. Mais animés par le talent de Jaco Van Dormael et Michèle Anne De Mey, c'est un enchantement qui va bien au-delà du simple spectacle-brocante.
 
Présenté hier en ouverture du Festival Via, le spectacle, première collaboration entre les deux artistes (un couple dans la vie) a conquis son public, adultes et enfants confondus. Grâce à une maîtrise technique époustouflante, grâce à l'organisation millimétrée de l'équipe fourmilière, grâce à l'imagination sans limites de ses concepteurs, le tout fonctionne à merveille. Une allumette déclenche un incendie, un peu d'ouate une tempête de neige, un gant noir un numéro de cabaret…
 
La troupe est sur scène pour créer cette magie. On observe ses mouvements pendant les pauses pour les oublier dès que l'image revient à l'écran. S'il y a bien quelques longueurs, elles sont vite éclipsées par l'émotion qui se dégage de l'ensemble, dès que le monde miniature filmé nous emporte dans un trip cohérent et lunaire, aérien et accessible.  
 
> Jusqu'au 25/3, 20h. Théâtre Le Manège, Mons. 065/39.59.59, www.lemanege.com

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