Kill me, please

La Suisse n’est pas seulement le pays des banques et de la fondue. C’est aussi celui du suicide médicalement assisté.

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 On peut y choisir le jour et l’heure de sa mort. Pour mettre fin à ses souffrances. Ou parce qu’on en a marre. Dans Le voyage d’Alice en Suisse, Lukas Bärfuss raconte (avec humour) le combat d’un médecin pour aider ses patients à aller jusqu’au bout de leur choix. En toute dignité. L’idée est belle. Pourtant elle choque. Parce que le monde occidental a un souci avec la mort. C’est tabou. La mort dérange. Surtout quand elle est souhaitée, provoquée. Légalisée. Si le sujet a déjà fait l’objet de livres et de films, le théâtre lui donne un éclairage particulier. Car on a beau se dire ouvert d’esprit, on a beau rire aux répliques parfois tordantes de cette pièce, lorsque la jeune héroïne meurt, sous nos yeux, nos belles certitudes en sortent chiffonnées. – E.R.

> LE VOYAGE D'ALICE EN SUISSE, jusqu’au 17/5. Théâtre de Poche. www.theatredepoche.be

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