On fait du bruit pour le Ramdam Festival

La ville de Tournai fait la fête au cinéma qui dérange et qui bouscule. On est pour!

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Il faut regarder la réalité en face. Le business du cinéma est dominé par des films fast-food, oubliés à peine avalés. Mais il existe à côté un cinéma qui se déguste. Que l'on n'aime pas nécessairement, qui peut rendre un peu malade, mais que l'on n'oublie jamais. Ça tombe bien puisque le festival Ramdam revient cette année avec une sélection de films coups-de-poing, pour tous les amoureux de cinéma, qui fait un peu mal par où il passe. Soit une vingtaine de films présentés en avant-première dans le complexe Imagix, en partenariat avec la Maison de la Culture de Tournai.

Fictions, documentaires et rétrospectives. Les genres sont multiples et les films, sélectionnés avec une radicalité qui pourrait bien faire de Ramdam une jolie référence du cinéma qu'on aime. "Nous voulons des films qui interpellent, qui choquent, mais pas seulement. Nous voulons avant tout de bons films", précise Eric Derwael, coordinateur du projet et observateur assidu des festivals indépendants dans le monde. Alcoolisme, prostitution, droit à l'euthanasie seront les thèmes abordés sans fard cette année. On ne ratera pas Juliette Binoche qui enquête sur la prostitution étudiante dans Elles; Sleeping Beauty (avec la délicieuse Emily Browning) qui revisite le mythe de la Belle au bois dormant de manière osée; Tot Altijd du Flamand Nick Balthazar sur la lutte pour l'euthanasie en Belgique; et l'époustouflant Tyrannosaur, premier film rédempteur sur la violence conjugale. À revoir aussi, l'iconoclaste Portier de nuit avec Charlotte Rampling et Dirk Bogarde (1974) ou l'inoubliable Rundskop/Tête de bœuf, révélation flamande de l'année passée. Ça promet, d'autant que c'est le public qui votera pour le meilleur film!

RAMDAM FESTIVAL. Imagix Tournai, du 17 au 24/1. – Etudiants: 4 €, adultes: 8 €. Pass en prévente pour 30 €. 069/23.26.24.

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