Dernière nuit à Twisted River: La petite cuisine de John Irving

Dominic Baciagalupo est le cuistot d'un camp de bûcherons draveurs au nord du New Hampshire. Veuf, il élève son fils Danny sur les rives de la tumultueuse Twisted River, épaulé par un inénarrable homme des bois, son grand ami Ketchum.

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Dominic Baciagalupo est le cuistot d’un camp de bûcherons draveurs au nord du New Hampshire. Veuf, il élève son fils Danny sur les rives de la tumultueuse Twisted River, épaulé par un inénarrable homme des bois, son grand ami Ketchum.

Un soir, croyant sauver son père des griffes d’un ours, Danny tue accidentellement une plantureuse Indienne de 120 kilos. Poursuivis par Cow-Boy, intraitable shérif qui partageait les charmes de la victime, père et fils prennent la fuite. Leur traque s’étendra sur un demi-siècle et trois générations. Avant d’être un grand nom de la littérature américaine, John Irving est surtout un formidable raconteur d’histoires.

Les conséquences de cette Dernière nuit à Twisted River sont une nouvelle occasion de revisiter ses thèmes et ambiances favoris, les forêts (forcément peuplées d’ours), les mutilations physiques ou morales, mais aussi la cuisine italienne et le mythe de la frontière à franchir. Appelé à devenir écrivain, le jeune Danny marche dans les pas d’Irving, qui décortique son processus d’écriture tout au long d’un roman à la construction virtuose.

Cette mise en abyme littéraire relève le niveau après des dernières publications plutôt décevantes, sans toutefois renouer avec les sommets atteints par Le monde selon Garp. – M.N.

Dernière nuit à Twisted River
John Irving
Editions du Seuil – 562 p.
Notre avis: 3 étoiles

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