CD: I like trains: Toujours à l’heure!

Sorte d'Interpol en plus intello, d'Editors en moins hit-paradisé, ou de Tindersticks sous avis de tempête, le combo britannique persévère dans la voie d'un rock noir, mélodique et homogène.

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Sorte d’Interpol en plus intello, d’Editors en moins hit-paradisé, ou
de Tindersticks sous avis de tempête, le combo britannique persévère
dans la voie d’un rock noir, mélodique et homogène. Trois ans après le
cafardeux et fade Elegies to Lessons Learnt, ce deuxième chapitre (si
l’on excepte deux maxis) de l’histoire n’est sans doute guère plus
lumineux, mais combine au moins ses réminiscences new wave
charbonneuses avec des mélodies de laboratoire inédites jusqu’ici dans
le chef du groupe. Démonstration d’entrée de jeu avec un When we were
kings aux guitares ciselées et au rythme nettement plus enlevé que
prévu.

Confrontation avec les fans intégristes des débuts à
l’occasion d’un A Father’s Son presque pop. Et confirmation définitive
que I Like Trains se met à l’heure, ne fouinant plus systématiquement
dans le passé, avec Doves et son ambient en clôture des hostilités.
Visiblement un peu revenu de ses délires mortuaires, le quintette de
Leeds préfère un mal-être savamment distillé à des torrents
d’affliction. Un choix gagnant et une évolution essentielle pour ne pas
se répéter tout en demeurant sur les bons rails. Les éternels
nostalgiques resteront sur le quai. Et tant mieux pour les autres qui
auront le train pour eux tout seuls. – F.V.

Trois chansons à télécharger:
When we were kings
A Father’s Son
Doves

I Like Trains

« He Who Saw The Deep »
ILR
Notre avis: 3 étoiles

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