Brebis égarées

La divine bouteille constamment au bec, le père André, partiellement célibataire, frôle dangereusement la crise de foi(e): dans son église, bien trop rares sont les ouailles, aïe, aïe et son inquiétude contamine ses amis serviteurs du culte: le sacristain Jean-Paul - qui n’a pas inventé l’eau bénite - en perd constamment ses mots, l’enamourée organiste Judith jouerait bien quelques hymnes païens et la rocailleuse sœur Agnès, virulente quant à ce que décide la hiérarchie papale, n’a plus tout à fait le feu sacré quant au business spirituel.

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L’arrivée d’une patibulaire nonne au nom imprononçable pourra-t-elle les sauver du Déluge? Tous les moyens – orthodoxes ou non – seront-ils bons pour ramener les brebis égarées (où qu’elles soient)? Dominique Bréda rassemble la troupe à l’abattage impressionnant de Purgatoire (Jean-François Breuer tête de mule défroquée, Julie Duroisin Guy Gilbert en jupons, Xavier Elsen quasi Mister Bean, Amélie Saye bonne du curé exaltée, Françoise Villiers sœur Marie-Thérèse des Batignolles polonaise) pour une reprise corrosive et pétillante où il fait bon rire à c(h)œur joie, où Dieu n’est jamais caressé dans le sens du psaume. – A.R.
> DELIVRE-NOUS DU MAL, jusqu'au 31/5. Théâtre de la Toison d’Or, 1050 Bruxelles. www.ttotheatre.com

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