Biennale d’art contemporain: Mythes, fantasmes et histoires singulières à Jehay.

Un lieu chargé d’histoire comme le château à damiers de Jehay, un des plus beaux exemples de la Renaissance mosane, fait inévitablement émerger toute une imagerie.

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Partant de là, la dixième Biennale d’art contemporain de Jehay a invité une dizaine d’artistes à investir de leurs propres fantasmes le domaine. Ainsi en est-il de cette Dernière Cène, signée Pierre Pétry, partagée par des lapins multicolores. Ailleurs, une longue cape de roses rouges, œuvre de Marianne Ponlot, semble déambuler sous la charmille. Femme, homme, animal? Qui le dira? La balade, qui ressemble à un jeu de piste, nous conduit de fleurs en plastique à des voix tombées des frondaisons en passant par les poings levés des Têtes-de-nègre de Patrick Guns, le tout disséminé entre les sculptures du comte-artiste Guy van den Steen, dernier propriétaire des lieux, décédé en 1999. Même si l’on est plus souvent dans le jeu que dans la magie, le déplacement vaut le coup. Une démarche contemporaine reste en effet une manière intéressante d’approcher ce château, ses douves et ses tours, classés patrimoine exceptionnel de Wallonie. – P.N.

> Parc et jardins de Jehay, rue du Parc, 4540 Amay. Expo: jusqu’au 2/10, du mardi au vendredi de 14 à 18 h. Les samedis, dimanches et jours fériés de 11 à 18 h. De 2,50 à 5 €. 085/82.44.00. www.chateaujehay.be

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