BD – Nanja Monja:Le petit peuple de l’arbre

 En animation japonaise, la qualité saute toujours aux yeux. Si une production Ghibli ou Madhouse se reconnaît instantanément, il en va de même pour les mangas.

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En animation japonaise, la qualité saute toujours aux yeux. Si une production Ghibli ou Madhouse se reconnaît instantanément, il en va de même pour les mangas.

Et on aura tôt fait de classer Nanja Monja parmi les BD nippones de niveau supérieur, tant les gages de qualité abondent dès les premières planches. Un dessin généreux, des personnages dotés d’une vraie densité et une réécriture inventive d’ingrédients pourtant classiques dans le 9e art japonais, de l’animisme sylvestre à la figure de l’orphelin.

Pris individuellement, ces poncifs ne laissaient rien présager d’original. Mais le cocktail de Shizuka Ito étonne par sa fraîcheur. Et la rencontre entre Taro, un jeune garçon vivant seul depuis la mort de son grand-père, et Sora, une fille mystérieusement réduite à la taille d’une poupée, oscille en permanence entre réalisme et merveilleux, sans jamais tomber à plat. Du grand art. – M.R.

Nanja Monja (Tome 1)
Shizuka Ito
Glénat, 222 p.
Notre avis: 3 étoiles

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