BD: Le fléau vert

Si la BD ne cesse d’alimenter la machine hollywoodienne, le septième art n’en finit plus d’inspirer le neuvième.

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Et quand Casterman donne carte blanche à un jeune amateur de série B (voire Z), l’échange entre les styles s’avère fécond. Rejeton bâtard de cette copulation artistique, Le Fléau Vert met à l’honneur les trois fondements du cinéma à budget modéré: action, abominations et tétons. Michaël Sanlaville a engendré un album frankensteinesque, fait de références directes ou suggérées à Mad Max, Ilsa la louve des SS, au mythe de Frankenstein, aux lubies de Russ Meyer et à tous les films apocalyptiques réunis.

Un one-shot décapant imaginé comme un déferlement visuel continu, ponctué de poursuites musclées, de scènes de repeuplement orgiaques et d’attaques de plantes carnivores à tendance émasculatrice. Bref, un vrai trip barré, pas vraiment destiné au public de Boule et Bill…

Le Fléau Vert
Michaël Sanlaville
KSTR, 158 p.

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