BD: L’amour de Bastien Vivès

On ne sait pas si Bastien Vivès - 28 ans - a déjà tout connu de l'amour, on en doute, mais qu'est-ce qu'il en parle bien.

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Suite de sa saga du quotidien, L’amour,qui paraît après Le jeu vidéo et La famille (on notera les priorités du wonderboy),nous a bien fait rigoler.

Cette façon de dessiner, du bout de la palette graphique, en faisant semblant de ne pas y toucher, ajoute une charge humoristique irrésistible aux dialogues qui scannent les comportements amoureux de nos contemporains.

Dialogues entre une fille et un garçon qui traitent de sujets dans lesquels, parfois, il vaudrait mieux de ne pas s’aventurer pour vivre un amour à la cool… Exemple? L’échangisme – très mauvaise idée. Autre exemple? Les fantasmes – pas bon.

Un petit dernier? Les ex – c’est moyen. Sinon, les conversations au lit qui commencent par "Et toi, alors, c’est quoi la première chose que tu regardes chez une femme?", ou les discussions à table qui partent sur "Maman, tu as déjà trompé papa?", dites-vous que ça ne sent pas bon…

En vrac, il est question ici de confidences sur l’oreiller (beaucoup), d’angoisses existentielles (un peu) et de sous-entendus (énormément).

C’est joli, juste, romantique et bébête – c’est L’amour, quoi. Des trois volumes parus jusqu’ici de la grande entreprise de Vivès (à laquelle s’ajouteront des épisodes consacrés à la blogosphère, la guerre et la BD), c’est le plus fort.

L’amour
Bastien Vivès
Delcourt Shampooing, 188 p.

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