BD: Hôtel particulier de Guillaume Sorel

Incontournable, Guillaume Sorel revient avec un one shot dans lequel il abandonne l’ombre pour la lumière. Exit les ambiances sombres héritées de sa fascination pour le fantastique.

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Mais Sorel reste fidèle à lui-même lorsqu’il raconte le suicide d’une jeune fille. Oui, c’est là que l’histoire commence. Son fantôme revient hanter les appartements de l’immeuble qu’elle a habités avec, pour seule compagnie, un chat, unique compagnon de route (et de solitude) capable de la voir.

Abreuvé de références littéraires et de citations poétiques (dont Ophélie de Baudelaire, écho au suicide de l’héroïne dans sa baignoire), ce nouvel opus baigne dans la torpeur et la mélancolie. Il est parsemé d’amours déchues, d’espoirs volatilisés, de solitude, d’errance et de quotidien.

Sorel fait exploser son talent d’illustrateur dans son traitement de l’image au lavis gris-ocre qui renforce l’onirisme de ce vaste voyage. Son huis clos est superbement réussi et c’est avec regret qu’on le quitte. Sorel, reviens.

Hôtel particulier
Guillaume Sorel
Casterman, 104 p.

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