La semaine de quatre jours désormais possible à partir de ce lundi : voici ce qu’il faut savoir

A partir de ce lundi 21 novembre, il est possible de travailler quatre jours par semaine en conservant son temps plein.

La semaine de 4 jours: tout ce qu'il faut savoir
A partir de ce lundi, les travailleurs peuvent travailler quatre jours par semaine © Unsplash

Le gouvernement fédéral s’était accordé définitivement en juin 2022 sur le " deal pour l’emploi ". Cet ensemble de mesures vise à adapter plusieurs règles organisant le travail en Belgique aux réalités d’aujourd’hui et à contribuer à atteindre l’objectif d’un taux d’emploi de 80% en 2030.

Parmi les mesures importantes figure la possibilité pour un travailleur de prester quatre fois dix heures par semaine et de bénéficier donc d’un jour de repos supplémentaire ou de réduire son temps de travail pendant une semaine et de l’augmenter la semaine qui suit afin de mieux s’adapter, par exemple, à la garde alternée d’enfants.

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A partir de ce lundi 21 novembre, les travailleurs qui le souhaitent peuvent donc travailler 4 jours par semaine au lieu de 5, en conservant leur temps plein. Ainsi, une personne qui travaille 38 heures par semaine a la possibilité de travailler 9h30 (pause non comprise) par jour. Ceux qui prestent un horaire de 40 heures travailleraient, eux, quatre journées de 10 heures par semaine.

Tout travailleur peut désormais bénéficier de ce droit en en faisant la demande à sa direction par écrit. L’employeur peut ne pas être d’accord mais il devra motiver son refus. Par exemple, il peut invoquer une perturbation de l’organisation du travail au sein de l’entreprise. Si le régime de quatre jours est accordé, un avenant est ajouté au contrat de travail du salarié pour une période de six mois et peut être renouvelé autant de fois que souhaité.

Critiques

Cette nouvelle mesure a toutefois fait l’objet de nombreuses critiques : " Penser que faire travailler les gens plus longtemps aura des effets bénéfiques, peut-être pour certains. Mais il faudra être très très prudent puisqu’on concentre la charge de travail sur quatre au lieu de cinq jours. Il faut ajouter le temps du déplacement. Ça risque de faire des journées très longues. On prévoit ici une convention pour six mois. La possibilité de faire marche arrière, c’est important pour nous ", a déclaré Michael Dufrasne, secrétaire région bruxellois de la CGSLB, à la RTBF. Pour lui, il est important que le travailleur puisse garder le choix du régime de travail qui lui convient.

 

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