Quels sont les métiers en pénurie en Wallonie?

La Wallonie compte 141 métiers en pénurie. La liste du Forem s’est allongée de 15 nouveaux métiers. Le secteur de la construction reste le plus mal loti.

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Comme chaque année, le bureau wallon de l’emploi (Forem) a établi la liste des métiers en tension. En 2022, cette liste comprend 141 métiers, soit 15 de plus qu’en 2021. Parmi ceux-ci, le Forem a listé 52 fonctions critiques, caractérisées par des difficultés de recrutement pour les employeurs, et 89 métiers en pénurie de main-d’œuvre (où il manque des candidats). Bouchers et bouchères, boulangers, comptables, syndics d’immeubles, plafonneurs et plafonneuses, etc. font notamment partie de la liste.

Paradoxe : alors que le nombre de demandeurs d’emploi a baissé ces deux dernières années en Wallonie, il reste toujours aussi difficile de faire correspondre les places vacantes avec les profils existants.

Tous secteurs confondus, la construction est la plus en demande. Comme en 2021, c’est le secteur qui est le plus représenté avec 41 métiers concernés, dont 4 qui n’apparaissaient pas dans la liste de l’année passée (conseiller en énergie, manœuvre en construction, monteur en structures métalliques et peintre industriel).

Multiplier les incitations

En raison des mesures sanitaires et des horaires souvent difficiles qui y sont proposés, l’horeca peine également à recruter : la grande majorité des métiers du secteur sont en pénurie critique.

Des incitants ont également été mis en place. Depuis 2018, une prime de 350 euros récompense les candidats qui ont réussi une formation en lien avec une fonction critique. Et depuis le début de l’année, une prime atteignant maximum 2.000 euros bruts cherche à inciter ceux qui termine un cursus d’au moins quatre mois débouchant sur certains métiers de la construction.

"On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. La méthode de prime commence à fonctionner", jugeait ainsi la secrétaire générale du Forem, Marie-Kristine Vanbockestal, au micro de la Première. Enfin, à partir du 1er septembre, les chômeurs depuis plus d’un an pourront conserver un quart de leur allocation, en plus de leur salaire, si elles acceptent un poste dans un métier en pénurie.

Reste à voir si cela suffisant pour, à terme, atteindre le seuil des 80% de taux d’emploi que s’est fixé la Vivaldi à l’horizon 2030.

 

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