En chiffres : l’absentéisme au travail

La quatrième vague laisse craindre une hausse des congés maladie. Mais le coûteux problème de l’absentéisme ne date pas du Covid.

En chiffres : l’absentéisme au travail
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6,57 %

Selon l’enquête annuelle Medex, le taux qu’avoisine l’absentéisme hors crise sanitaire. Les principales raisons évoquées sont le stress et les troubles locomoteurs.

+ 8 %

L’explosion du taux d’absentéisme en 2020, en pleine crise du Covid. On parle donc bien des Belges en incapacité et non de ceux en télétravail. Le pourcentage d’absences de longue durée enregistrées par Securex pour l’année 2020 a augmenté de 3,18 %. Un autre record révélateur.

Plus de 1.000 euros

Le coût moyen de l’absentéisme par travailleur à temps plein et à assumer par l’entreprise. Selon d’autres études, l’absentéisme représente 2 % du coût salarial global.

11

Le nombre de jours que les salariés ont prestés en moins par rapport à une année ordinaire selon Acerta. Le bureau RH évoque en outre le fait que 40 % des absences survenues durant la crise sanitaire étaient liées directement ou indirectement au Covid.

26,1 %

Les entreprises de moins de 59 salariés ont moins vu leurs forces vives s’absenter (taux d’absentéisme de 26,1 %) par rapport à celles de plus de 100 employés (taux de 33,1 %), d’après Partena Professional. Ces chiffres comprennent le chômage temporaire.

Le point final

Les organismes RH ou représentant les entreprises et les indépendants alertent les autorités depuis des années. La décennie pré-Covid a vu le taux d’absentéisme bondir de 33 %, faisant franchir dès 2017 la barre symbolique des 5 % de travailleurs absents au moins à courte durée pour maladie. C’est révélateur du mal-être au boulot. Ce constat pèse aussi sur la collectivité puisque l’absence de 100 travailleurs à 2.400 euros brut par mois, estime Attentia, peut coûter jusqu’à 410.000 euros à la collectivité. La quatrième vague approche et va inévitablement menacer encore davantage le bon fonctionnement des administrations publiques, des entreprises et des écoles. En espérant que le télétravail, désormais habituel, puisse limiter la casse.

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