Mondial 2022: le calendrier des matchs et l’analyse pour chaque groupe

À quelques jours du début de la Coupe du monde, on fait le point sur tout ce qu'il faut savoir des matchs à venir.

Ballon de la Coupe du monde 2022
Le ballon de football de la Coupe du Monde 2022, au camp d’entraînement des Diables Rouges à Tubize le 14 novembre 2022 ©BelgaImage

Ce dimanche 20 novembre 2022, ce sera le top départ de la Coupe du monde. Jusqu’au 2 décembre, la phase de groupe verra s’opposer 32 pays dont il n’en restera plus que 16 pour le tableau final. Le nom du grand gagnant sera connu le 18 décembre. Si vous avez décidé de regarder le Mondial, voici ci-dessous le calendrier complet des matchs. Pour les téléspectateurs belges, il faudra soit regarder la RTBF (qui diffusera notamment sur La Une tous les matchs belges), soit TF1 (qui diffusera évidemment les matchs français, mais aussi presque tous ceux belges), soit le service de streaming Auvio. Pour ce qui est des enjeux dans chaque groupe, faisons ici l’analyse de ce qui attend les équipes pour ces 28 jours de compétition.


Groupe A – Le Qatar face aux outsiders néerlandais et sénégalais et à l’Équateur

Pour la première participation de son histoire, le Qatar, pays hôte, trouvera sur sa route les Pays-Bas, le Sénégal et l’Équateur dans le groupe A de la Coupe du monde qui débute le 20 novembre.

Le match d’ouverture opposera le Qatar, 50e au classement mondial, à l’Équateur (FIFA 44). L’occasion idéale pour ces deux équipes de lancer leur Mondial et d’engranger des points en vue de la qualification au tour suivant, car ce sont bien les Pays-Bas (FIFA 8) et le Sénégal (FIFA 18), qui s’affrontent le lendemain, qui partent avec les faveurs des pronostics dans ce groupe.
Néerlandais et Sénégalais peuvent même espérer un beau parcours dans ce Mondial. Les ‘Oranje’, absents en Russie il y a quatre ans, ont retrouvé du jus depuis le retour sur le banc de Louis van Gaal, en témoignent leur 16 sur 18 en Ligue des Nations agrémenté d’une démonstration (1-4) à Bruxelles face aux Diables Rouges. Avec des joueurs comme Matthijs De Ligt (Bayern), Virgil van Dijk (Liverpool), Frenkie De Jong ou Memphis Depay (FC Barcelone), les Pays-Bas peuvent s’appuyer sur un effectif intéressant.

Sacrés champions d’Afrique en février dernier, les ‘Lions de la Terranga’ espèrent rééditer l’exploit de 2002 lorsqu’Aliou Cissé, l’actuel sélectionneur, et ses équipiers avaient atteint les quarts de finale. Un temps annoncé forfait, la superstar Sadio Mané (Bayern Munich), deuxième du Ballon d’Or, est bel et bien présent dans la sélection sénégalaise mais pourrait manquer les premières rencontres à cause d’une blessure au mollet. Le Sénégal peut toujours compter sur un gardien, Edouard Mendy, et un défenseur, Kalidou Koulibaly (tous deux à Chelsea), de niveau mondial pour briller.

Le Qatar est entraîné depuis 2017 par l’Espagnol Felix Sanchez Bas. Surnomée ‘Al-Annabi’ (‘les Bordeaux’), l’équipe hôte se présente à son Mondial avec les galons de champion d’Asie, conquis en 2019. Ses stars Akram Afif (Al-Sadd) et Almoez Ali (Al-Duhail SC) sont passées par Eupen, comme plusieurs autres joueurs de l’effectif.

L’Équateur complète ce groupe. Pour sa quatrième participation, ‘la Tri’ vise une deuxième qualification en 8e de finale. La sélection de Gustavo Alfaro, dont le fer de lance est le buteur Enner Valencia (Fenerbahce), arrive au Qatar alors que sa préparation a été perturbée par l’affaire Byron Castillo, dont la nationalité était remise en doute par le Chili et le Pérou. L’Équateur devra d’ailleurs commencer les prochaines qualifications avec une pénalité de trois points.

Groupe B – L’Angleterre emmène un groupe serré… et géopolitique avec les USA et Iran

Avec quatre équipes figurant dans le top 20, le groupe B possède le classement FIFA moyen le plus relevé de tous les groupes au Qatar. Emmenée par l’Angleterre, la poule promet d’être serrée avec aussi le pays de Galles, les États-Unis et l’Iran. L’affrontement entre ces deux pays, le 29 novembre, confère une note géopolitique à ce premier tour.

Sur le papier, l’Angleterre, 5e nation mondiale, demi-finaliste en 2018 et finaliste du dernier Euro, part avec le statut de favori du groupe. Mais les ‘Three Lions’ ont vécu une Ligue des Nations catastrophique: aucune victoire en six matchs, trois partages, trois défaites et une relégation en Ligue B. Malgré une génération prometteuse derrière Harry Kane (Tottenham), meilleur buteur du dernier Mondial, les troupes de Gareth Southgate semblent en difficulté depuis la finale de l’Euro perdue à domicile aux tirs au but contre l’Italie. L’équipe possède néanmoins de la qualité pour réaliser un bon tournoi.

Derrière, les Etats-Unis (FIFA 16), le pays de Galles (FIFA 19) et l’Iran (FIFA 20) peuvent tous espérer s’extraire du groupe. L’équipe iranienne attirera tous les regards. L’attention se portera forcément sur le comportement des joueurs, sur fond de vague de contestation déclenchée par la mort de Mahsa Amini dans le pays. Le match contre les États-Unis, le 29 novembre, sera aussi l’un des temps forts de ce premier tour. Les deux équipes s’étaient affrontées en 1998, en France, avec une victoire 2-1 de la Team Melli et une photo des deux équipes réunies. En 2018, l’Iran n’avait pas démérité dans un groupe avec l’Espagne et le Portugal. La sélection de Carlos Queiroz s’est qualifiée aisément pour ce Mondial (25 points sur 30) et a battu l’Uruguay en amical en septembre.

Absents en Russie il y a quatre ans, les Américains se présentent avec une génération intéressante – Sergino Dest (AC Milan), Weston McKennie (Juventus), Giovanni Reyna (Dortmund) ou Christian Pulisic (Chelsea) – alors qu’ils accueilleront le tournoi en 2026, avec le Mexique et le Canada.

Le pays de Galles participe au Mondial pour la deuxième fois après 1958. Les ‘Dragons’ possèdent une équipe solide, mais dépendent grandement de la forme de leurs deux stars, Gareth Bale (Los Angeles FC) et Aaron Ramsey (Nice), 33 et 31 ans respectivement.

Groupe C – Duel royal entre Lionel Messi et Robert Lewandowski en vue

Invaincue depuis trois ans, lauréate de la dernière Copa America et portée, pour la dernière fois en Coupe du monde, par Lionel Messi, l’Argentine, 3e nation mondiale, figure parmi les principales prétendantes au titre mondial. L "Albiceleste’ entamera sa quête d’une troisième étoile dans le groupe C face à la Pologne (FIFA 26), le Mexique (FIFA 13) et l’Arabie saoudite (FIFA 51).

Septuple Ballon d’Or, vainqueur, entre autres, de quatre Ligues des Champions, de dix championnats d’Espagne et d’un championnat de France, Messi (Paris Saint-Germain) a longtemps couru derrière un titre avec son équipe nationale. Cette disette a pris fin en 2021 avec la victoire en Copa America. Il s’attaque à présent au trophée suprême, celui qui pourrait mettre tout le monde d’accord dans le débat sur le plus grand joueur de tout le temps.

L’Argentine se présente au Qatar en pleine confiance, forte d’une série de 35 matches sans défaite, initiée en juillet 2019, et du premier trophée décroché depuis la Copa America 1993. Le sélectionneur Lionel Scaloni peut s’appuyer aussi sur la qualité d’Angel Di Maria (Juventus), l’efficacité de Lautaro Martinez (Inter Milan) et la solidité du gardien Emiliano Martinez (Aston Villa) et des défenseurs Lisandro Martinez (Manchester United) ou Cristian Romero (Tottenham) pour mener l’Argentine vers une troisième étoile, après les titres remportés en 1978 et en 1986. L’Argentine débutera son tournoi contre l’Arabie saoudite le 22 novembre. Les ‘Faucons Verts’, dirigés par le Français Hervé Renard, n’ont passé qu’une seule fois la phase de groupes, en 1994, et semblent les moins armés dans ce groupe.

La première journée pourrait déjà s’avérer décisive puisque le Mexique et la Pologne, tous deux candidats aux huitièmes de finale, s’affronteront d’emblée. Les Mexicains savent comment s’extraire d’un groupe en Coupe du monde: depuis 1994, ‘El Tri’ s’est systématiquement qualifié pour les huitièmes de finale, où son parcours s’est toujours arrêté. Cette donnée offre un petit avantage au Mexique face à la Pologne. Malgré la présence de la superstar Robert Lewandowski (FC Barcelone), les Blancs et Rouge ont en effet été éliminés dès les poules lors du Mondial 2018 et lors de l’Euro l’an passé. L’équipe présente néanmoins de solides arguments, avec des joueurs de haut niveau dans toutes les lignes – Wojciech Szczesny (Juventus), Jan Bednarek (Aston Villa), Piotr Zielinski (Naples) et bien sûr Lewandowski – pour briser ce plafond de verre et retrouver les huitièmes de finale, un stade qui n’a plus été atteint depuis 1986.

Groupe D – La France, tenante du titre, retrouve son porte-bonheur danois et l’Australie

La France n’entame pas la défense de son titre dans les meilleures conditions: blessures à répétition et mauvais résultats ont quelque peu ébranlé la confiance des Bleus, quatrièmes au classement mondial. Mais le groupe D, avec le Danemark (FIFA 10) et l’Australie (FIFA 38) rappelle de bons souvenirs aux Français. La Tunisie (FIFA 30) complète le groupe.

L’Australie, que la France affrontera pour son entrée en lice le 22 novembre, était déjà le premier adversaire des troupes de Didier Deschamps en 2018. Et le Danemark est même le porte-bonheur de l’équipe de France: à chaque fois que les Bleus ont remporté un grand tournoi, le Danemark figurait dans son groupe. C’était le cas en 2018 donc, mais aussi en 1998 ainsi qu’à l’Euro 1984 et à l’Euro 2000. Le raisonnement peut valoir dans l’autre sens: à l’Euro 1992, le Danemark avait remporté son seul tournoi international après s’être joué de la France en phase de groupes.

Les Français regarderont avec inquiétude une autre statistique: les quatre derniers champions du monde européens, à savoir l’Allemagne en 2014, l’Espagne en 2010, l’Italie en 2006 et… la France en 1998 ont tous été éliminés dès la phase de poules lors de l’édition suivante. Sur papier, les Bleus possèdent à nouveau un effectif capable de jouer le titre, avec le spectaculaire trio offensif formé par le Ballon d’Or Karim Benzema (Real Madrid), Kylian Mbappé (Paris Saint-Germain) et Antoine Griezmann (Atlético Madrid). La nouvelle génération, représentée notamment par Aurélien Tchouaméni (Real Madrid), s’annonce également solide. Là où le bât blesse, c’est au niveau des blessés: Paul Pogba (Juventus) et N’Golo Kanté (Chelsea) et Presnel Kimpembe (Paris Saint-Germain) sont notamment forfaits, alors que Benzema et Raphaël Varane (Manchester United) ont également connu des pépins physiques ces dernières semaines mais ont été repris par Didier Deschamps.

De son côté, le Danemark abordera ce groupe en confiance: les ‘Rod-Hvide’ restent sur une demi-finale à l’Euro et ont battu deux fois la France durant la Ligue des Nations. Avec les expérimentés Christian Eriksen (Manchester United), Simon Kjaer (AC Milan) et Kasper Schmeichel (Nice), la séduisante équipe de Kasper Hjulmand peut espérer rééditer la performance de 1998, lorsque la ‘Danish Dynamite’ avait atteint les quarts de finale.

L’Australie et la Tunisie complètent ce groupe. Les ‘Socceroos’ disputent le Mondial pour la septième fois, avec une qualification en huitième de finale en 2006 comme meilleur résultat. Les ‘Aigles de Carthage’ n’ont jamais passé le cap du premier tour en six participations.

Groupe E – Un choc Espagne/Allemagne avec vue sur la Belgique

Le groupe E propose l’un des chocs les plus attendus du premier tour de la Coupe du monde, à savoir le duel entre l’Espagne (FIFA 7) et l’Allemagne (FIFA 11), le 27 novembre. Le Costa Rica (FIFA 31) et le Japon (FIFA 24) complètent cette poule. Les Diables Rouges suivront ce groupe avec attention, car, en cas de qualification, leur prochain adversaire se trouve parmi ces quatre équipes.

L’affiche de cette phase de groupes opposera deux nations dominatrices du football mondial il y a une dizaine d’années: l’Espagne avait remporté le Mondial en 2010, un succès glané entre deux sacres européens, en 2008 et 2012. L’Allemagne lui avait succédé au palmarès de la Coupe du monde en 2014. Les deux nations ont ensuite dû gérer la toujours difficile transition entre la fin d’une ère dorée et l’arrivée d’une nouvelle génération. Demi-finaliste du dernier Euro, éliminée aux tirs au but par l’Italie, puis finaliste de la Ligue des Nations 2021 (défaite contre la France) et à nouveau qualifiée pour le Final Four de cette compétition en 2023, la ‘Roja’ semble plus avancée dans sa reconstruction. Luis Enrique peut notamment compter sur deux pépites du FC Barcelone, Pedri et Gavi, figures de proue d’un vivier espagnol qui semble inépuisable.

La situation de l’Allemagne est un peu différente. Éliminée en phase de groupes en 2018 puis en huitièmes de finale de l’Euro l’an passé, pour la fin de l’ère Joachim Löw, la ‘Mannschaft’ avait retrouvé de l’éclat au début du mandat de Hansi Flick, invaincu sur les treize premiers matchs. Mais la fin de la phase de groupes de la Ligue des Nations fin septembre a révélé de sérieuses lacunes défensives et des problèmes récurrents dans la finition.

Le Japon et le Costa Rica ne partiront certainement pas battus d’avance. Les Japonais restent sur une élimination en huitièmes de finale face aux Diables Rouges au terme d’un match rocambolesque. Quant au Costa Rica, il avait atteint les quarts de finale en 2014 alors qu’ils avaient été versés dans le "groupe de la mort" avec l’Italie, l’Angleterre et l’Uruguay. Keylor Navas (Paris Saint-Germain) s’était alors révélé aux yeux du monde entier. Le gardien est toujours la star des ‘Ticos’.

Groupe F – La Belgique doit éviter les pièges nommés Canada, Maroc et Croatie

Après son historique troisième place en 2018, la Belgique, deuxième nation mondiale, entamera le 23 novembre, face au Canada (FIFA 41), une nouvelle aventure en Coupe du monde. Le Maroc (FIFA 22) et la Croatie (FIFA 12) complètent un groupe F abordable, mais piégeux, pour les Diables Rouges.

Les Diables Rouges n’abordent pas la quinzième phase finale de leur histoire dans les mêmes conditions que les deux précédentes. En 2014, l’enthousiasme était élevé pour un retour après douze ans d’absence. Quatre ans plus tard, la génération dorée ne pouvait cacher ses ambitions de réaliser une solide performance. Une mission accomplie avec en prime deux matches inoubliables pour les supporters, le huitième de finale contre le Japon (3-2) et le quart de finale contre le Brésil (2-1). Cette fois, c’est plutôt l’incertitude qui règne.

Certes, les Diables Rouges possèdent encore des joueurs de classe mondiale, à l’instar de Thibaut Courtois, lauréat du Trophée Yachine du meilleur gardien de la saison, et de Kevin De Bruyne, troisième du Ballon d’Or. Mais l’état de forme d’autres cadres posent question. Romelu Lukaku est toujours blessé aux ischios mais Martinez s’est montré optimiste tandis qu’Eden Hazard n’est que très peu utilisé par Carlo Ancelotti. À cela s’ajoutent les questions sur la défense, où, depuis la retraite de Vincent Kompany et Thomas Vermaelen, Roberto Martinez peine à trouver la meilleure formule. Moins ambitieuse, la Belgique pourrait cependant trouver son compte dans ce rôle d’outsider qui part en deuxième ligne sur la grille. Car l’équipe de Martinez ne manque pas de qualité et des jeunes commencent à intégrer la sélection.

Les Diables Rouges commenceront le Mondial contre l’une des attractions du Mondial, le Canada, le 23 novembre. Les ‘Canucks’ retrouvent la phase finale après leur seule participation, en 1986. Et ils le font avec une équipe prometteuse, comprenant Alphonso Davies (Bayern Munich), qui se remet d’une déchirure musculaire, Jonathan David (Lille) ou encore les Brugeois Tajon Buchanan et Cyle Larin. Le Canada sera l’un des co-organisateurs du Mondial 2026, avec les États-Unis et le Mexique.

Les Diables Rouges rencontreront ensuite le Maroc le 27 novembre. Les Lions de l’Atlas présentent également une équipe séduisante, avec notamment Hakim Ziyech (Chelsea), Achraf Hakimi (Paris Saint-Germain), Youssef En-Nesyri (FC Séville) ainsi que le Standardman Selim Amallah et le Genkois Bilal El Khanouss, 18 ans et qui va découvrir son équipe nationale. Reste à voir comment l’équipe gèrera le changement de sélectionneur survenu à trois mois du Mondial, Walid Regragui remplaçant Vahid Halilhodzic depuis le 31 août.

Place ensuite au choc face à la Croatie, vice-championne du monde, le 1er décembre. L’équipe au damier peut compter sur l’expérience de ses cadres, à commencer par celle de son maitre à jouer, Luka Modric (Real Madrid), 37 ans. Le Ballon d’Or 2018 sera entouré par Mateo Kovacic (Chelsea), Marcelo Brozovic (Inter Milan) ou encore Ivan Perisic (Tottenham). Preuve que cette équipe reste redoutable, elle s’est qualifiée pour le Final Four de la Ligue des Nations en devançant notamment le Danemark et la France, championne du monde, dans son groupe.

Groupe G – Le Brésil en quête d’une 6e étoile, tensions en vue entre Serbie et Suisse

Le Brésil, N.1 mondial et l’un des grands favoris de l’épreuve, débutera son Mondial dans un groupe G fort semblable à celui de 2018, avec à nouveau la Suisse (FIFA 15) et la Serbie (FIFA 21). Le Cameroun (FIFA 43) remplace le Costa Rica comme quatrième équipe par rapport à 2018.

Le Brésil attend sa sixième étoile depuis 2002 et le sacre de la bande à Ronaldo, Ronaldinho et Rivaldo. Depuis lors, la Seleçao a enchainé les désillusions, avec en point d’orgue l’humiliation 1-7 subie en demi-finale de " sa " Coupe du monde 2014 contre l’Allemagne avant une défaite 1-2 contre la Belgique en quarts il y a quatre ans. L’équipe de Tite semble solide à tous les étages, avec une attaque impressionnante où Neymar (Paris Saint-Germain), la star, peut-être épaulé, au choix, par Vinicius Jr. (Real Madrid), Richarlison (Tottenham), Raphinha (FC Barcelone), Rodrygo (Real Madrid), Antony (Manchester United), Gabriel Jesus (Arsenal), Gabriel Martinelli (Arsenal) ou Pedro (Flamengo).

Le Brésil entrera en lice le 24 novembre face à la Serbie, une équipe toujours difficile à déchiffrer. Sous son nom actuel, l’équipe n’a pas encore réussi à s’extraire de la phase de groupes, avec des éliminations précoces en 2010 et 2018. Les Aigles ne manquent pas de talent, avec notamment Dusan Vlahovic (Juventus), Sergej Milinkovic-Savic (Lazio), Aleksandar Mitrovic (Fulham) ou encore Filip Kostic (Juventus).

La Suisse reste sur un excellent Euro, conclu par une élimination en quarts de finale contre l’Espagne après avoir éliminé la France, championne du monde, au tour précédent. La ‘Nati’ a ensuite terminé en tête de son groupe qualificatif pour le Qatar, envoyant l’Italie en barrages. En Coupe du monde, la Suisse est sortie quatre fois de son groupe lors de ses cinq dernières participations, avec à chaque fois une élimination en huitièmes dans la foulée.

Le match Serbie/Suisse du 2 décembre risque d’être tendu après le précédent de 2018: les joueurs suisses Xherdan Shaqiri (Chicago Fire) et Granit Xhaka (Arsenal), d’origine kosovare, avaient créé la polémique en célébrant leurs buts (2-1) en mimant un aigle, geste pro-albanais considéré en Serbie comme une provocation.

Absent en 2018, le Cameroun effectue son retour dans un tournoi dont il a marqué l’histoire en devenant, en 1990, la première nation africaine à accéder aux quarts de finale. Demi-finalistes de la Coupe d’Afrique des Nations, jouée à domicile, en février, les ‘Lions Indomptables’ peuvent toujours jouer les trouble-fêtes dans ce groupe, avec notamment leur avant-centre Vincent Aboubakar (Al-Nassr FC).

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