Tour de France: les coureurs et étapes à suivre absolument

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Pour la première fois de son histoire, le Tour de France débute un vendredi. Une modification des habitudes due au lieu choisi pour le grand départ: c’est en effet au Danemark que les 176 coureurs engagés donneront leurs premiers coups de pédale. Ils y resteront pendant trois jours avant un transfert vers la France, le 4 juillet, où ils disputeront les 19 autres étapes. Un parcours qui passera par la Belgique, avec un départ de Binche le 7 juillet. Interrogé sur la teneur de ce Tour 2022, Laurent Jalabert, ex-coureur et désormais commentateur sur France Télévisions, ne cache pas son enthousiasme: "On dit souvent que le Tour se gagne sur quelques journées mais peut se perdre presque partout et c’est encore plus vrai cette année. Il y a beaucoup d’étapes piégeuses, ça va être passionnant."

Au rayon des étapes compliquées, il pointe particulièrement la cinquième étape, entre Lille et Arenberg, avec le retour des secteurs pavés: "C’est un parcours qui va poser beaucoup de soucis aux coureurs parce qu’il y réside beaucoup d’incertitudes. Ils ont beau être préparés, avoir reconnu le parcours, le pavé reste un milieu hostile. Même en étant en forme, personne n’est à l’abri de malchance en crevant ou partant à la faute. Avec comme conséquence, une perte de temps au classement général." Place ensuite au gros morceau que représente la montagne, avec cette année une très courte transition entre les Alpes et les Pyrénées. L’occasion de vivre quelques arrivées spectaculaires, comme c’est souvent le cas à l’Alpe d’Huez ou à la Planche des Belles filles, mais aussi de découvrir aussi d’autres cols, comme le souligne Laurent Jalabert: "Le col du Granon est peu connu du grand public mais c’est du costaud avec ses onze kilomètres d’ascension avec une pente moyenne de 10% et surtout, aucune rupture de pente pour récupérer." Comme c’est le cas depuis quelques années, les épreuves en contre-la-montre ne sont pas nombreuses: le jour du prologue et la veille de l’arrivée. Une tendance que regrette Laurent Jalabert mais qu’il comprend: "Les organisateurs n’ont pas envie de voir les grands rouleurs, comme l’étaient à l’époque Indurain ou Armstrong, profiter de ces contre-la-montre pour reléguer la concurrence à deux ou trois minutes et gérer ensuite leur avance avec leur équipe. Ils préfèrent avoir des positions resserrées. Cette année, avec les 40km de contre-la-montre prévus la veille de l’arrivée, il s’agira vraiment d’une explication finale."

Impressionnant depuis le début de la saison, Tadej Pogačar tentera de remporter ce Tour de France pour la troisième fois consécutive. Le Slovène fait en tout cas partie des favoris cités par Laurent Jalabert: "C’est l’homme à battre. Il est en terrain connu, n’a aucun complexe et ose prendre tous les risques. Pour ses adversaires, ça reste un os qu’il va falloir ronger." La concurrence semble en effet assez réduite, à l’exception de Primoz Roglic, récent vainqueur du Dauphiné. Mais celui-ci n’arrivera pas sur le Tour en pleine confiance comme le remarque Laurent Jalabert: "Même s’il a le talent pour, il n’a jamais gagné le Tour. Psychologiquement, il a une mauvaise approche, il n’est pas convaincu qu’il peut l’emporter." Dans la lutte pour le maillot vert – qui récompense le meilleur grimpeur – on pointera principalement deux coureurs : Mathieu Van Der Poel et notre compatriote Wout Van Aert. Deux rivaux que Laurent Jalabert voit s’affronter: "Les deux sont polyvalents mais Van Aert est plus montagnard. Ces deux gars vont en tout cas nous donner beaucoup de plaisir parce que ce sont des compétiteurs et ils se livrent toujours à fond pour aller chercher leurs objectifs. Le maillot vert va se jouer entre eux deux."

Au tour des femmes

Le 24 juillet, pendant que les hommes célébreront la fin de leur Tour sur les Champs-Elysées, place au grand départ des femmes. C’est en effet le retour du Tour de France féminin, une épreuve organisée une première fois en 1955 avant d’être abandonnée et réadaptée. Cette fois, à l’image du Giro féminin italien, les 22 équipes de six coureuses ont droit à une vraie compétition, avec huit étapes et une arrivée finale le 31 juillet ai sommet de la Planche des Belles filles. Ce Tour féminin sera retransmis en télévision, entre autres sur la RTBF et Auvio.

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