Boris Becker sur Djokovic: "En ne se faisant pas vacciner, il menace sa carrière"

L'ex-numéro 1 estime que le Serbe pourrait de la sorte rater l'occasion de devenir le plus grand joueur de l'histoire du tennis.

Novak Djokovic et Boris Becker
Novak Djokovic et Boris Becker, lorsqu’il était son coach, ici à Dubaï le 21 février 2016 @BelgaImage

L’ancien entraîneur de Novak Djokovic, Boris Becker, n’a pas épargné son protégé lors d’une interview au Daily Mail. Interrogé à son propos, l’ancien champion de tennis se désole de sa persistance à entretenir une position ambigüe vis-à-vis des vaccins anti-Covid, ce qui lui vaut des problèmes pour entrer sur le territoire australien où va débuter l’Open d’Australie. «Je pense qu’il fait une grosse erreur en ne se faisant pas vacciner. Cette décision menace le reste de sa carrière, et sa chance de s’installer comme le plus grand joueur de tous les temps», déplore-t-il. Une déclaration qui a lieu alors que les avocats de Novak Djokovic révèlent que ce dernier a bel et bien été exempté reçu sa dérogation vaccinale du fait qu’elle avait contracté le Covid-19 en décembre dernier.

«Ce sont les règles, qu’on les veuille ou non»

Pour Boris Becker, les conséquences des choix de Novak Djokovic pourraient être considérables vu que le vaccin est requis dans plus en plus de pays où se déroulent des tournois de tennis. Selon lui, il pourrait le regretter. «​Il ne s’agit pas seulement de l’Open d’Australie: le fait est que nous vivons dans un monde différent et qu’il va avoir beaucoup de mal à vivre la vie d’un joueur de tennis professionnel voyageant sans vaccin. […] Il est incroyablement déterminé, avec des convictions très fermes. S’il ne le fait pas, alors dans 10 ans, il y reviendra et se rendra compte qu’il a fait une erreur. Ce sont les règles, qu’on les veuille ou non», déclare-t-il.

L’ancien entraîneur du Serbe ne manque pourtant pas non plus de rappeler les qualités de Novak Djokovic, qui peuvent d’ailleurs se retourner contre lui. «Quatre fois je me suis assis dans sa loge alors qu’il remportait l’Open d’Australie, donc je suis pleinement conscient de ses grandes forces en tant que compétiteur incroyable. ​Je pense aussi qu’il a un grand caractère qui peut être facilement mal compris. Pourtant, ces forces peuvent aussi être des faiblesses. La même détermination incroyable qui lui a permis de gagner tant de matches serrés peut être une vulnérabilité, avec son entêtement».

Boris Becker partage ainsi le ton critique de Rafael Nadal à l’égard de Novak Djokovic. Cette semaine, le joueur espagnol a déclaré que son concurrent «doit assumer les conséquences de ses choix». La joueuse tchèque Renata Voracova, qui a vu elle aussi son visa annulé, se retrouve dans le même centre de détention que Novak Djokovic, le Park Hotel à Carlton (un quartier de Melbourne), et dit se sentir «un peu comme en prison». Elle raconte avoir pour interdiction de quitter le centre, avec «des gardes partout», sans compter que «ses possibilités d’entraînement sont limitées». Elle avait présenté un certificat de guérison avant de vouloir entrer sur le territoire australien.

Ce samedi, les avocats de Novak Djokovic ont annoncé que ce dernier a demandé à être transféré du centre de rétention pour s’entraîner avant le tournoi. Ils rappellent que celui-ci bénéficiait d’une exemption de vaccination puisqu’il détenait un certificat de guérison, le joueur ayant eu le Covid-19 en décembre dernier. L’Australie oblige toutefois les voyageurs à être vaccinés pour entrer sur son territoire. Novak Djokovic ne sera pas expulsé avant lundi. Une audience aura lieu ce jour-là devant un juge de Melbourne afin de rendre une décision définitive.

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