Tom Daley veut interdire les JO pour les pays où l’homosexualité est passible de mort

Le champion olympique dénonce aussi l’organisation d’autres grands événements sportifs dans des pays hostiles à la communauté LGBTQ+.

Tom Daley veut interdire les JO pour les pays où l’homosexualité est passible de mort
Tom Daley aux JO de Tokyo, le 7 août 2021 @BelgaImage

Médaillé d’or et de bronze à Tokyo, le plongeur britannique Tom Daley vient de recevoir un prix lors des Attitude Awards 2021, un événement récompensant les personnes promouvant les droits de la communauté LGBTQ+. À cette occasion, il s’est donné un objectif en vue de l’organisation des prochains Jeux Olympiques (JO): «Je veux faire ma mission, j’espère d’ici les JO de Paris en 2024, de faire en sorte que les pays qui criminalisent et punissent de mort les personnes LGBT ne soient pas autorisés à participer aux Jeux olympiques».

La Coupe du monde au Qatar dénoncée aussi

Comme le rappelle le champion olympique, une dizaine de pays dans le monde sont ici concernés (Yémen, Iran, Mauritanie, Qatar, Arabie saoudite, Afghanistan, Somalie, Émirats arabes unis, Brunei et les régions au nord du Nigéria). «Je suis incroyablement chanceux de venir de Grande-Bretagne où il m’est possible d’être moi-même», déclare le plongeur qui a fait son coming-out en 2013. «J’estime que où que vous soyez nés, vous devriez pouvoir être dispensé de cette source de stress. Et pour ces dix pays où vous ne pouvez pas être vous-mêmes, je pense qu’ils ne devraient pas être admis aux JO».

Tom Daley dénonce par ailleurs l’organisation de la Coupe du Monde de football dans l’un de ces États, le Qatar, qui a également des lois très dures envers les femmes. «Je ne pense pas qu’il devrait être permis d’organiser un tel événement sportif dans un pays qui criminalise des droits humains fondamentaux», ajoute-t-il sous les applaudissements du public. «Ce sera donc ma mission maintenant d’essayer de changer cela».

En 2018, le Britannique avait déjà demandé à ce que les pays du Commonwealth abrogent leurs lois criminalisant l’homosexualité. Outre le Nigéria, de nombreux États de ce reliquat de l’Empire britannique peuvent punir de peines d’emprisonnement les membres de la communauté LGTBQ+ (Ghana, Cameroun, Zambie, Tanzanie, Kenya, Gambie, Sierra Leone, Pakistan, Bangladesh, Malaisie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Sri Lanka, Jamaïque, Guyana, île Maurice).

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