La saison des allergies aux pollens a déjà commencé : pourquoi c’est de plus en plus tôt

La saison pollinique 2024 est officiellement lancée, selon Sciensano, avec l’aulne et le noisetier. Le pollen de bouleau, auquel de nombreuses personnes sont allergiques, n’est généralement pas émis avant le printemps.

La saison des allergies aux pollens a déjà commencé : pourquoi c’est de plus en plus tôt
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Vous êtes allergique et vous pensiez encore avoir un peu de répit, avant le retour des beaux jours (et du nez qui chatouille) ? Gardez tout de même votre boîte de mouchoirs à portée de main : après la saison des rhumes, voilà que arrive déjà celle des pollens. Le réseau AirAllergy, qui dépend de Sciensano, indique sur son site que la saison de l'aulne et du noisetier est officiellement ouverte depuis le 28 janvier.

Des allergènes provenant de ces deux arbres ont en effet été détectés en Belgique. La concentration de pollen reste faible, puisque les températures sont encore basses. Elle pourrait toutefois augmenter, si la météo se fait plus clémente.

«Nous pouvons nous attendre à ce que des pics plus importants apparaissent dans les prochaines semaines (…) L'aulne et le noisetier arrivent en pleine floraison et leur pollen sera émis en masse dans l'air sur une plus courte durée, dès que les conditions de dispersion seront favorables», expliquait Nicolas Bruffaerts, collaborateur scientifique au service de Mycologie et Aérobiologie de Sciensano (propos relayés par Belga).

Le CO2 booste les pollens

Le pic des saisons de l’aulne et du noisetier intervient généralement entre la fin février et la mi-mars. Ces dernières années, il n’est cependant pas rare qu’elles débutent plus tôt, sous l’influence du changement climatique. L’augmentation des températures a un impact sur le cycle de reproduction des arbres, qui produisent du pollen de manière plus précoce et plus abondante.

Par ailleurs, la présence accrue du dioxyde de carbone (CO₂) dans l’atmosphère booste la production de pollens, puisque ce gaz à effet de serre est nécessaire pour la photosynthèse.

La présence accrue de polluants chimiques dans l’air déformerait ou endommagerait la paroi de certains grains de pollen. Ils deviendraient ainsi plus nombreux et plus allergisants.

Voici une carte en ligne pour prévoir les risques d’allergie au pollen de bouleau et aux graminées

Le pollen de bouleau, considéré comme le plus allergisant, est traditionnellement attendu en avril. Si les températures ne chutent plus, il pourrait être émis plus tôt.

On estime qu’une personne sur 10 en Belgique ressent des symptômes allergisants en cas d’exposition au pollen de bouleau, de noisetier ou d’aulne.

Sciensano conseille de consulter régulièrement le site internet AirAllergy , ainsi que l'application mobile et le site internet de l'Institut royal météorologique (IRM) pour s'informer sur l'évolution de la saison pollinique.

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