Situation catastrophique dans les hôpitaux en France : «Des gens sont obligés de garder des cadavres chez eux»

Patrick Pelloux, médecin et président des urgentistes de France, tire la sonnette d'alarme. Avec des propos particulièrement forts.

hopital
© BelgaImage

Comme c'est le cas en Belgique, où la triple épidémie grippe-bronchiolite-Covid fait rage et donne du fil à retordre à nos soignants, particulièrement dans les services d'urgence, la situation sanitaire est critique en France. Patrick Pelloux, le président des médecins urgentistes de France, invité d'Europe 1 ce matin, en a fait état. Et ses propos, particulièrement alarmistes, inquiètent.

"Les chiffres parlent d'eux-mêmes. On a maintenant une mortalité infantile après le post-partum qui est catastrophique. On est au niveau de certains pays en voie de développement parce qu'on a fermé trop de maternités, on a été trop loin."

À lire aussi : Bronchiolite, grippe... Notre système immunitaire est-il plus fragile après 2 ans de Covid-19 ?

"Là, on sait qu'on a eu une surmortalité de 10.000 personnes cet été. Le ministère s'est abrité derrière la canicule, pour ne pas dire que c'était le problème de l'accès aux soins", alerte encore Patrick Pelloux.

Cette nuit dans Paris, il y a des gens qui sont décédés de mort naturelle. Or, nous n'avons pas de médecin pour aller faire les certificats de décès.

Qui poursuit en relayant son expérience de terrain : "J'étais de garde cette nuit. Il n'y a pas de place en réanimation, les services sont pleins ! Là, vous avez une surmortalité avec la grippe et le Covid-19 qui continue à tuer 100 à 120 personnes par jour. On est toujours sur les mêmes problèmes. Cette nuit dans Paris, il y a des gens qui sont décédés de mort naturelle. Nous n'avons pas de médecin pour aller faire les certificats de décès. Donc pour l'instant, les gens gardent les cadavres chez eux sans savoir si dans l'après-midi un médecin sera disponible..."

Sur le même sujet
Plus d'actualité