Une app mobile pour lutter contre la sédentarité «catastrophique» des jeunes en Belgique

L'application, destinée à encourager l'activité physique des jeunes et des adultes, est de plus en plus adoptée dans l'enseignement secondaire et universitaire.

Femmes et athlétisme
Jeunes femmes sur une piste d’athlétisme ©BelgaImage

La sédentarité des jeunes en Belgique est «catastrophique», assène, depuis le salon de l'électronique CES de Las Vegas, Laurent Baijot, le patron de Formyfit. Cette application mobile, qu'il s'attache à développer à l'international depuis le Nevada, a pour objectif d'améliorer la condition physique de ses utilisateurs, entre autres via la course à pied. A cette fin, il a développé un programme à l'attention spécifique des professeurs d'éducation physique dans l'enseignement secondaire.

Une sédentarité toxique

Les données avancées par l'entrepreneur wallon, ancien triathlète ayant participé à six Ironman, sont assez éloquents: en 30 ans, la condition physique des jeunes a baissé de 30%. Cela en raison de leur sédentarité, eux qui sont très/trop souvent rivés sur l'écran de leur smartphone depuis l'arrivée de ce genre d'appareil il y a 15 ans ou assis derrière leur console de jeux vidéo, analyse-t-il.

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Cela n'est cependant pas sans effet sur leur espérance de vie, qui plafonne ou diminue. Cette sédentarité provoque également une explosion des pathologies chroniques, comme le diabète de type 2, avec un coût phénoménal pour la sécurité sociale, souligne l'entrepreneur selon qui la logique peut être inversée en trois mois d'utilisation de l'application qu'il a développée pour les écoles.

Pour les élèves, les étudiants mais aussi les travailleurs ?

Alors qu'il arrive parfois que les professeurs d'éducation physique dégoûtent les jeunes de la pratique du sport, par exemple en stigmatisant ceux qui sont à la traîne alors que ceux-ci sont pourtant en train de se donner à fond, la volonté est ici de les stimuler et de valoriser leurs efforts. Via l'application, l'enseignant va inciter les jeunes à faire du sport et à tester leur endurance de manière régulière, en leur assignant des «devoirs numériques» toutefois bien physiques. L'élève sera ensuite coté sur sa progression.

Outre les écoles secondaires, dont 40 ont déjà testé l'app, certaines au moment du confinement dû à la pandémie de coronavirus, les universités et hautes écoles belges sont également réceptives, ayant acheté ensemble 30.000 licences. À Las Vegas, Laurent Baijot a profité du CES pour travailler sur la probable arrivée prochaine de son application dans de nombreuses écoles françaises et, potentiellement, dans les 300 Lycées Français situés aux quatre coins de la planète. Des pistes existent également pour se développer au Québec, aux États-Unis ou en Israël.

À noter que les écoles ne sont pas le seul créneau que vise Formyfit, dont l'application a déjà été téléchargée 80.000 fois. Il est en effet possible pour des entreprises d'investir dans ce programme afin de stimuler le bien-être de leurs travailleurs. Trente ont déjà sauté le pas, dont de grands hôpitaux belges et ArcelorMittal. Enfin, tout un chacun peut aussi télécharger l'application mobile et débuter sa remise en forme ou l'utiliser dans le cadre de la préparation d'une course à pied.

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