Covid-19 : il y a trois ans jour pour jour, l'OMS prenait connaissance d'une pneumonie virale d'origine inconnue

Trois ans plus tard, l'OMS estime que plus de 651 millions de personnes ont été contaminées par la Covid-19 et que plus de 6,65 millions de personnes sont décédées en étant porteuses du virus.

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus @BELGAIMAGE

Cela fait tout juste trois ans ce samedi que le bureau chinois de l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, a pris conscience de l'existence de cas de «pneumonie virale» d'origine inconnue et le signale à l'organisation, un fait qui évoluera ensuite en une pandémie qui marquera le monde pour plusieurs années. Trois ans plus tard, l'OMS estime que plus de 651 millions de personnes ont été contaminées par la Covid-19 et que plus de 6,65 millions de personnes sont décédées en étant porteuses du virus.

Au moment du signalement depuis la Chine, 44 cas étaient observés dans la municipalité de Wuhan, dont 11 personnes se trouvant dans un état grave. L'OMS a communiqué pour la première fois publiquement au sujet du virus le 4 janvier 2020, et les évènements se sont ensuite rapidement enchaînés: l'organisation déclare le 30 janvier que l'on a affaire à urgence de santé publique de portée internationale, le 11 février la maladie reçoit le nom de «Covid-19» et le 11 mars l'OMS parle désormais de «pandémie».

À lire aussi : Covid: la flambée des cas en Chine augmente le risque de nouveaux variants, l’UE se réunit pour une "approche coordonnée"

Premier cas connu le 3 février 2020 en Belgique

L'origine est rapidement située dans un marché de Wuhan où des animaux vivants sont commercialisés. Pour l'OMS, le plus probable est que le virus ait été transmis de l'animal à l'homme. Sur la première moitié de janvier, le virus s'est propagé dans toute la Chine avant de faire son apparition dans des pays voisins et des pays avec lesquels les échanges sont nombreux. En début d'année, en Europe, c'est surtout en Espagne et en Italie qu'il commence à inquiéter, les images d'hôpitaux surchargés au point de faire reposer des patients sur le sol circulant dans les médias.

En Belgique, le premier cas connu apparait le 3 février. Il s'agit d'un quinquagénaire de Flandre occidentale évacué depuis Wuhan et porteur du virus. Le 11 mars, les trois premiers décès surviennent. Peu après, le fédéral intervient et déclare le confinement ou «lockdown»: le télétravail devient la norme, les activités non essentielles doivent subitement cesser, les écoles ferment leurs portes, il est demandé à tout un chacun de rester le plus possible chez soi.

Dans les deux années qui ont suivi, les assouplissements, durcissements, précisions des règles se succèdent. En mars dernier, le Comité de concertation décide d'abandonner la plupart des mesures restantes, et l'été 2022 a un goût de retrouvailles avec la liberté.

La fin des restrictions n'a cependant pas signifié la fin du coronavirus. Aujourd'hui, plus de 1.400 personnes sont testées positives au SARS-CoV-2 en moyenne par jour. En Belgique, on a enregistré en tout 4,6 millions de contaminations et 33.228 décès (avec ou par le virus).

Sur le même sujet
Plus d'actualité