Covid: presque tous les indicateurs à la hausse, mais est-ce inquiétant?

Si les indicateurs épidémiologiques du Covid-19 sont tous en hausse, sauf pour les décès, cette reprise de l'épidémie n'est toutefois pas une surprise.

Test pour le coronavirus
Test nasal pour le Covid-19, le 1er octobre 2021 à Bruxelles ©BelgaImage

Entre le 15 et le 21 novembre, 788 nouvelles contaminations au Sars-CoV-2 ont été dépistées en moyenne par jour, en hausse de 28% par rapport à la semaine précédente, selon les chiffres de l’Institut de santé publique Sciensano mis à jour vendredi matin. Les autres indicateurs sont tous sur une pente ascendante similaire, sauf un. Pour autant, il ne semble pas y avoir d’inquiétudes particulières pour l’heure.

Le taux de reproduction du virus au-dessus de 1

Sur la même période, 2,9 personnes sont décédées par jour en moyenne alors qu’elles étaient porteuses du virus (-51%), portant le bilan à 33.042 morts depuis le début de la pandémie en Belgique.
Près de 6.100 tests en moyenne ont également été effectués quotidiennement, pour un taux de positivité de 14,1%.

Entre le 18 et le 24 novembre, il y a eu en moyenne 54,4 admissions à l’hôpital par jour pour cause de Covid, soit une hausse de 27% par rapport à la période de référence précédente. Au total, 762 personnes positives au coronavirus sont actuellement hospitalisées, dont 44 patients traités en soins intensifs.

Le taux de reproduction du virus est quant à lui de 1,15. Lorsqu’il est supérieur à 1, cet indicateur signifie que l’épidémie tend à s’accélérer. L’incidence, qui renseigne le nombre de nouveaux cas pour 100.000 habitants, atteint 85 sur 14 jours.

Un retour du Covid attendu

La hausse du nombre de contaminations doit être toutefois relativisée par une circonstance atténuante: il n’y a plus eu aussi peu de cas de Covid-19 depuis l’été 2021. Il est donc facile pour l’épidémie de reprendre, surtout dans un contexte automnal favorable à la dissémination du coronavirus.

Interrogé par la RTBF, le virologue Yves Van Laethem ne se montre pas inquiet outre mesure sur l’évolution de la maladie pour les prochains mois, bien que quelques "vaguelettes" ne soient pas à exclure. Il n’y aurait qu’un seul facteur qui pourrait jouer les trouble-fête: l’apparition d’un nouveau variant particulièrement agressif. Un risque qui ne reste pas à exclure mais qui, pour l’heure, ne s’est pas réalisé.

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