Nivelles: une médecin devant la justice pour avoir administré un vaccin anti-Covid

Une patiente accuse son médecin de l'avoir empoisonné avec un « produit expérimental ».

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En trente ans de métier, la docteure S. n’a jamais vu ça ! Médecin généraliste dans le Brabant wallon elle est aujourd’hui cité à comparaître devant le tribunal de 1ère instance de Nivelles. La raison ? " Empoisonnement par un produit expérimental ". Ce produit, c’est un vaccin anti-Covid administré il y a un an à une patiente. Celle-ci se plaint aujourd’hui d’effets secondaires d’ordre neurologiques.

Comme le rapporte Le Soir, la plaignante accuse la médecin de l’avoir poussée à se faire vacciner sans faire mention que les quatre vaccins disponibles contre le Covid il y a un an n’avait qu’une autorisation conditionnelle de mise sur le marché. En général, il faut en effet sept à dix ans avant qu’un médicament obtienne l’autorisation d’être mis sur le marché. Mais vu l’urgence pandémique, l’EMA (Agence européenne du médicament) a accéléré le processus tout en surveillant de près les effets secondaires éventuels – il y a des effets secondaires pour tous les médicaments – et en les répertoriant soigneusement.

Sphère antivax ?

Pour cette raison, la plaignante estime que le vaccin administré était " expérimental " et qu’elle aurait, ainsi, dû donner son consentement par écrit avant l’injection. Voilà pourquoi elle cite à comparaître son médecin généraliste, ainsi que l’Aviq, l’Agence wallonne pour une vie de qualité qui était en charge de l’organisation de la campagne de vaccination dans la région.

Nos confrères du Soir ont essayé de joindre l’avocate de la plaignante, mais celle-ci a affirmé ne pas pouvoir se prononcer sur le dossier en vertu du secret professionnel. Quant à la docteure S., elle s’est exprimée sur la plateforme des médecins Mediquality, se défend en disant qu’elle est une simple exécutante de la politique sanitaire belge et pointe surtout du doigt les milieux antivax : " La plaignante est parvenue à trouver des pseudo-médecins ayant rédigé des pseudo-attestations affirmant des pseudo-liens entre son état et ma seringue du Big Pharma " ironise-t-elle ainsi. " Le secret de l’instruction ne me permet pas de les citer, mais vous aurez deviné qu’on retrouve tous les druides des sphères antivax et complotistes de la Belgique francophone, certains virés de quelques hôpitaux pour les mêmes raisons ".

Affaire à suivre…

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