Accouchement par césarienne: les informations ne sont pas assez claires

Les lettres de sortie des patientes ne sont pas assez détaillées. Elles ont pourtant un rôle important

Accouchement par césarienne
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Les lettres de sortie d’une patiente qui a subi une césarienne manquent souvent d’informations relatives à la médication post-accouchement. Ces informations de santé sont pourtant cruciales pour les dispensateurs de soins qui assureront la prise en charge en dehors de l’hôpital, rappelle l’Unité audit des hôpitaux, dans une nouvelle étude sur la pratique des césariennes en Belgique, publiée vendredi.

Le taux de césarienne n’évolue guère ces dernières années chez nous, oscillant toujours autour des 20% du total des naissances. Comme lors d’une précédente analyse effectuée par le Centre fédéral des soins de santé (KCE) en 2016, le pourcentage de césariennes varie fortement d’un hôpital à l’autre: entre 13,5 et 30,6% en 2019. Ces différences ne s’expliquent pas d’un point de vue géographique, assurent les auteurs de l’audit. Les taux par Région évoluent très légèrement entre 2016 et 2019; à la baisse pour Bruxelles (de 20 à 19,4%), en petite hausse en Wallonie (de 22 à 22,6% en Wallonie), alors que la Flandre est stable, autour des 21,5%.

L’éviter au maximum

L’OMS reconnaît qu’il n’existe pas de taux optimal de césarienne et que l’intervention devrait être accessible à toutes les femmes chez lesquelles elle s’avère nécessaire d’un point de vue clinique. Il reste cependant important d’éviter une première césarienne non médicalement nécessaire chez les mères, insiste l’audit, car cela peut déclencher une série de césariennes par la suite. "Une première césarienne a une influence qui va au-delà de l’accouchement concerné."

À propos de la relation à la patiente, les hôpitaux doivent mettre en place un trajet de soins adéquat comprenant toutes les informations pertinentes et la compréhension de ces informations par les patientes, ajoutent les experts. Pour la lettre de sortie, les hôpitaux et le secteur peuvent proposer un ensemble minimal de données à inclure dans ces informations. L’étude publiée vendredi a été réalisée par l’Unité Audit Hôpitaux, une structure regroupant l’Agence du médicament (AFMPS), l’Inami et le SPF Santé publique. Les auteurs de l’audit ont constaté que leur travail permettait déjà d’initier des processus d’amélioration de la qualité et incitait plusieurs établissements à revoir leurs processus.

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