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Le ministre de la Santé liste cinq piliers pour soutenir les médecins généralistes

Frank Vandenbroucke en session plénière à la Chambre © Belga Image

Le contenu de la réforme avait fuité auparavant dans le quotidien Le Soir.

Le ministre fédéral de la Santé axe sa réforme en cinq piliers: veiller à un nombre suffisant de (cabinets) de médecins généralistes et à leur bonne répartition; réduire les formalités administratives inutiles; améliorer l’accessibilité pour la patientèle; mettre l’accent sur un modèle organisationnel permettant de prendre en charge davantage de personnes; et élaborer un modèle de financement équilibre prenant mieux en compte la disponibilité, la coopération intra- et interdisciplinaire, la continuité des soins, la qualité, la prévention et l’autonomisation.

Une réforme ambitieuse

En vrac, la réforme s’attaque notamment à simplifier la procédure administrative concernant les médicaments avec autorisation, qui sont soumis à des conditions pour des raisons médicales et/ou budgétaires ; à supprimer l’obligation de certificat médical pour les absences d’un jour (jusqu’à trois fois par an) ou encore à poursuivre la numérisation de la profession.

M.  Vandenbroucke (Vooruit) propose également de rendre l’accès au médecin généraliste gratuit pour les enfants et jeunes adultes bénéficiant du tarif préférentiel et qui ont ouvert un Dossier médical global (DMG). Un budget de 5,5 millions d’euros a été prévu. L’objectif est non seulement d’améliorer l’accessibilité mais aussi de pousser les jeunes à ouvrir un DMG.

Le socialiste flamand veut aussi consacrer les efforts à prodiguer " de bons soins au bon endroit par la bonne personne ",dans un souci d’utilisation efficace des ressources budgétaires mais aussi pour donner un contenu de qualité aux professions ". Il s’agit notamment de déléguer des tâches, que ce soit à des collaborateurs administratifs, à des infirmières ou à des assistants ou autres prestataires de soins comme les psychologues, les pharmaciens…

Le ministre de la Santé souhaite également revoir le financement de la médecine généraliste, en conservant une partie du financement à la prestation mais en réduisant " la pression sur les généralistes qui les pousse à réaliser à tout prix un certain volume. Nous devons évoluer vers un financement plus intégré des soins ", plaide-t-il. " La question fondamentale doit être : quels soins le cabinet de médecine générale doit-il pouvoir garantir, quels sont les moyens nécessaires à cet effet et comment en assurer un financement stable ? "

Ce " New Deal pour le médecin généraliste du 21e siècle " doit se faire en concertation avec les (jeunes) médecins et les experts, souligne le ministre.