Variole du Singe: L’OMS ne voit pas de raison de s’alarmer

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande certaines mesures face à la propagation "inhabituelle" de la variole du singe, mais ne voit pas de raison de s'alarmer.

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" Ce n’est pas une maladie dont le grand public doit se préoccuper. Ce n’est pas comme le Covid-19 ", a souligné Sylvie Briand, directrice du département de préparation mondiale aux risques infectieux à l’OMS, lors d’une présentation destinée aux États membres de l’organisation à Genève (Suisse).

Les experts tentent de déterminer ce qui a provoqué cette " situation inhabituelle ", et les résultats préliminaires ne montrent pas de variation ou de mutation du virus de la variole du singe, a indiqué Mme Briand. L’OMS s’attend à ce que les cas de variole du singe, signalés dans plus d’une vingtaine de pays, continuent d’augmenter. " À l’heure actuelle, nous ne savons pas si nous ne voyons que le sommet de l’iceberg ", a ajouté Mme Briand. L’OMS appelle les États membres à identifier et isoler rapidement les personnes infectées, dont la vaste majorité devrait présenter une forme modérée de la maladie, estime l’organisation.

Les femmes enceintes, les enfants et les personnes immunodéprimées courent un risque plus élevé de développer une forme sévère. " Nous avons maintenant une fenêtre de tir pour enrayer la propagation ", a encore dit Sylvie Briand. " Si nous mettons en place les mesures adéquates maintenant, nous pourrons probablement contenir cela rapidement ". Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), 219 cas précisément – mais aucun décès – avaient été signalés mercredi. Endémique dans onze pays d’Afrique centrale et de l’Ouest, la variole du singe a soudain été détectée dans plus de 20 pays à travers le monde, dont les Etats-Unis, l’Australie, les Emirats arabes unis et une dizaine de pays européens, dont la Belgique.

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