Les retards vaccinaux: ces chiffres qui inquiètent

L'explosion des cas de rougeole dans le monde est un signe avant-coureur des lacunes dans la couverture vaccinale, mais il n’est pas le seul. Et la Belgique n'est pas épargnée.

un enfant reçoit un vaccin
© BelgaImage

80 %

La hausse des cas de rougeole ces deux derniers mois dans le monde est énorme, alors que l’OMS voulait éradiquer cette maladie grave dès 2020.

21

Il y a eu 21 épidémies de rougeole importantes au cours des douze derniers mois, la plupart en Afrique et dans la région de la Méditerranée.

3 %

Les vaccinations des 11-12 ans en Belgique ont baissé de 3 % entre 2018 et 2021.

4.000

Le nombre de doses en moins administrées contre le HPV (papillomavirus humain) pour l’année scolaire en cours est préoccupant.

15 %

Le nombre de vaccinations contre les diphtérie-tétanos-coqueluche à 15-16 ans a chuté durant la crise sanitaire, mais est revenu à la normale en 2020-2021.

Le point final

L’OMS et l’Unicef craignent l’apparition de graves épidémies de rougeole, maladie virale hautement contagieuse qui pourrait toucher des millions d’enfants en 2022. Or en Belgique, chez les nourrissons, les enfants et les ados, une baisse progressive d’année en année du nombre de vaccinés est observée.

Plusieurs phénomènes expliquent ces retards de vaccination. Tout d’abord les services compétents ont été accaparés par la gestion du Covid au sein des écoles. À cela s’est ajoutée à la rentrée scolaire 2021 la demande des pouvoirs politiques de réaliser la vaccination contre le Covid-19, en tout cas à Bruxelles. D’où des retards et des difficultés à rattraper les vaccinations “habituelles”.

Par ailleurs, moins de parents ont donné leur autorisation pour la vaccination que par le passé. L’Office de la naissance et de l’enfance postule que cela est dû à une plus grande appréhension face à la vaccination. “Il est possible que les questionnements autour du Covid se soient transférés aux autres vaccinations. Une autre possibilité est la crainte infondée de certains parents que l’autorisation vaccinale pour une maladie comprise dans le programme habituel soit utilisée pour réaliser une vaccination contre le Covid-19.

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