Salmonelle: comment les aliments sont-ils contrôlés en Belgique?

Alors que plusieurs produits Kinder sont rappelés en Europe en raison de la présence de la bactérie salmonelle, comment l'hygiène alimentaire est-elle contrôlée chez nous ?

Supermarché
Belga

En Belgique, depuis l’an 2000, c’est l’Afsca (l’Agence pour la sécurité de la chaîne alimentaire) qui a la charge de vérifier que les aliments mis dans le commerce ne comportent aucun risque pour la santé des citoyens. Mais avec 158.000 entreprises actives dans le secteur de l’alimentation, les choses sont un peu plus compliquées. Notre santé alimentaire dépend en bonne partie du bon vouloir de ces entreprises. Explications.

Contrôle et auto-contrôle de la chaîne alimentaire

L’Afsca est responsable du contrôle de chaque étape de la chaîne alimentaire. A savoir la production, la transformation et la distribution des aliments. Pour chaque étape, il y a une législation et l’Afsca s’assure que celle-ci est respectée.

De quelle manière ? Dans un premier temps, en listant tous les producteurs, distributeurs d’aliments (restaurants, bouchers, boulangers, commerces…) Tous ont une autorisation de l’Afsca et doivent suivre les recommandations de l’agence sur l’hygiène alimentaire. L’Afsca contrôle aussi la traçabilité des produits. Elle peut vérifier d’où ils viennent, comment ils ont été produits, etc.

Mais pour les produits transformés et distribués en gros dans les grandes surfaces, l’agence compte sur l’auto-contrôle de la part des entreprises de l’alimentation. Impossible pour elle de tout suivre à la trace. Ainsi, qu’il s’agisse de Nestlé, Ferrero ou Buitoni, les entreprises doivent contrôler leurs propres produits et s’assurer qu’il n’y a aucun danger pour la santé du consommateur. Et l’Afsca vérifie que cet auto-contrôle est bien fait… Autant qu’elle le peut.

Rappel de l'Afsca

Exemple parmi tant d’autres d’un rappel de l’Afsca – Belga

75.000 tests

Ainsi, régulièrement, l’agence fait le tour des aliments mis en vente et prélève des échantillons qui sont ensuite analysés en laboratoire. En 2020, elle a fait 75.000 tests dont 4.500 pour s’assurer de l’absence de salmonelle. C’est beaucoup et très peu à la fois au vu du flot de nourriture vendue chaque jour.

Ainsi, les entreprises de l’alimentation ont un rôle primordial à jouer pour la santé publique. C’est bien souvent elles qui découvrent qu’un produit est contaminé. Ce fut le cas de Buitoni, puis de Ferrero. C’est alors au producteur de rappeler le produit en question et d’ informer l’Afsca du danger, laquelle le communiquera aux consommateurs.

Bref, les aliments sont contrôlés de manière rigoureuse (autant que possible), mais ces contrôles reposent aussi sur le bon vouloir des entreprises privées qui produisent et vendent ces aliments.

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