3e dose pour les 12-17 ans: l’exécutif ajourne sa décision

Les ministres s'inquiètent toutefois de voir que le CST de certains adolescents belges vaccinés ne sera bientôt plus reconnu par certains pays européens.

Adolescente vaccinée contre le Covid-19
Adolescente vaccinées contre le Covid-19, à Nieuwegein, en banlieue sud d’Utrecht (Pays-Bas), le 30 août 2021 @BelgaImage

La conférence interministérielle (CIM) Santé ne s’est pas encore prononcée mercredi sur la piqûre de rappel pour les enfants entre 12 et 17 ans. Les ministres compétents ont demandé l’avis du comité des droits des patients d’ici vendredi, a-t-on appris par la suite.

Dissonances européennes

Le ministre flamand Wouter Beke a récemment remis la vaccination de rappel chez les jeunes à l’ordre du jour de la CIM. Un autre facteur a été le constat que de nombreux jeunes aimeraient bientôt partir en vacances au ski. Le problème est que l’Italie et l’Autriche ont resserré leurs règles et que la vaccination contre le Covid-19 ne peut pas dater de plus de six mois dans ces pays. De nombreux adolescents belges ont déjà été vaccinés pendant l’été, leur certificat n’est donc plus valide ou va bientôt expirer là-bas. En d’autres termes: pour être autorisés à entrer en Autriche ou en Italie pendant les vacances de printemps, ils auraient en fait besoin d’une piqûre de rappel.

Au grand mécontentement du ministre Beke, l’Agence européenne des médicaments ne s’est pas encore prononcée sur le rappel pour les 12-17 ans. Le Conseil suprême de la santé a déjà été sollicité pour avis mais il a jugé la semaine dernière qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves scientifiques pour étayer la piqûre de rappel chez les jeunes.
Beke avait précédemment suggéré d’offrir l’injection sur une base volontaire avec un "consentement mutuel" ou éclairé. La CIM a décidé mercredi de demander d’abord un avis juridique au Comité des droits des patients, qui devrait arriver d’ici vendredi.

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