Pas encore d’évidence scientifique pour le booster chez les mineurs selon le CSS

Le Conseil supérieur de la Santé ne prône pas en l'état les doses de rappel pour les moins de 18 ans mais émet d'autres recommandations sanitaires.

Enfant vacciné contre le Covid-19
Un enfant reçoit sa première dose de vaccin anti-Covid à Montauban (Tarn-et-Garonne, France), le 27 janvier 2022 @BelgaImage

"Au stade actuel des connaissances, les évidences scientifiques soutenant l’administration d’une dose booster du vaccin Covid-19 pour les enfants et les adolescents âgés de 12 à 17 ans, particulièrement dans le contexte d’Omicron, sont insuffisantes aux yeux du Conseil supérieur de la Santé", selon un avis daté du 28 janvier.

Pour une uniformisation sanitaire et une disponibilité des doses de rappel

Le Conseil supérieur de la Santé (CSS) a décidé d’attendre la recommandation de l’agence européenne du médicament (EMA) et des évidences scientifiques plus nombreuses avant de formuler une opinion, selon ce même avis. Il recommande aux autorités belges qu’elles "plaident avec insistance en faveur de l’harmonisation des règles relatives aux CST et à l’obligation de se vacciner contre le COVID-19 au niveau de l’Union européenne et au niveau mondial".

En attendant cette hypothétique uniformisation des règles, le CSS propose que les agences fédérale et européenne du médicament et la Task Force Vaccination belge prennent leurs responsabilités (au niveau de la sécurité) afin de rendre les doses booster disponibles (ou pas). Et cela pour toutes les personnes (enfants, adolescents, adultes) amenées à voyager ou souhaitant le faire en Europe et dans le monde, que ce soit pour des raisons familiales, de loisir ou professionnelles. "Celles-ci doivent être dûment informées qu’il n’y a pas encore d’approbation de l’EMA", indique le CSS.

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