Combien de temps est-on contagieux avec Omicron? Une nouvelle étude tente d’y répondre

Des chercheurs américains ont tenté de déterminer la période de contagiosité et la charge virale relatives au variant Omicron auprès de quelques 200 joueurs de basket.

Combien de temps est-on contagieux avec Omicron? Une nouvelle étude tente d’y répondre
© Belga Image

Alors que les règles d’isolement et de quarantaine ont été largement assouplies dans plusieurs pays, y compris la Belgique, avec le variant Omicron, des chercheurs de l’Université d’Harvard ont tenté d’en savoir plus sur la période de contagion inhérente au nouveau variant. Ils ont, pour ce faire, analyser les résultats des tests PCR de plus de 200 joueurs de la NBA et de leurs entraineurs. Dont une partie avaient été testés quasi-quotidiennement.

Une charge virale  très variable 

Le premier constat tiré par les universitaires est celui de différences considérables, selon les individus, en ce qui concerne la quantité de virus et son évolution. Un des sujets a, par exemple, vu sa charge virale diminuer dès le premier jour. Pour d’autres, il aura fallu attendre dix jours.

Globalement, la charge virale, dans le nez ou dans la gorge a augmenté chez la majorité des sujets pendant 3,5 à 5,5 jours. Une fois le " pic " atteint, il a fallu entre 5 à 6 jours pour que la quantité de virus diminue. Jusqu’à devenir peu ou plus du tout détectable. Avec le variant Delta, cette " phase descendante " était plus longue d’un jour.

Sur ce point, les chercheurs ont précisé que les joueurs de basket étant en très bonne santé et jeunes, la rapidité avec laquelle l’infection disparaît peut être plus rapide que dans le reste de la population.

Quelle est la période la plus à risque? 

La contagiosité étant relativement difficile à mesurer, les chercheurs ont établi qu’un individu était contagieux lorsque la charge virale était supérieure à 30 Ct. Comme le rapportent nos confrères du Nieuwsblad, ils ont déterminé sur cette base que dans le groupe asymptomatique et testé quotidiennement, moins d’une personne sur 3 était déjà potentiellement contagieuse au moment du premier test positif. Deux jours après ce test, ils étaient près de 3 sur 4 à être contagieux. Ce n’est que 4 jours après le test positif que le nombre de personnes potentiellement contaminantes diminue véritablement. Pour les sujets qui présentaient des symptômes, ou qui avaient été contact à haut risque, les résultats sont quelque peu différents. Sept sur 10 se sont révélés infectieux dès le premier test.

Ces résultats coïncident avec une étude réalisée par l’institut national des maladies infectieuses du Japon, en janvier 2022. Comme le rapportent nos confrères de la Dernière Heure, les chercheurs ont, là, établi qu’une personne infectée par le variant Omicron était la plus contagieuse dans les 3 à 6 jours qui suivent les premiers symptômes.

L’étude réalisée par l’Université d’Harvard ne contredit pour autant pas les résultats de précédentes recherches selon lesquelles les malades étaient le plus contagieux juste avant de développer des symptômes. Les chercheurs insistent sur le fait qu’il est possible, avec une dépistage précoce, de détecter une infection avant même que les personnes ne développent des symptômes.

Quelle durée d’isolement? 

Sur base de ces constats, quelle est la durée d’isolement idéal pour minimiser les risques? Les chiffres récoltés par les chercheurs d’Harvard montrent que la moitié ( 13 sur 25) des personnes positives (et testées quotidiennement) étaient encore potentiellement infectieuses après 5 jours. Pour le groupe qui n’était pas testé quotidiennement, 39% des personnes positives étaient encore contagieuses après 5 jours. Après 7 jours, moins d’une personne sur sept pouvait encore transmettre le virus. Aucun individu n’était encore infectieux après dix jours.

Là aussi, les résultats rejoignent ceux obtenus par l’institut national des maladies infectieuses du Japon. Selon l’étude réalisée au Pays du Soleil Levant, le charge virale diminuait progressivement après les 3 à 6 jours qui suivaient les premiers symptômes. Avant une baisse importante au 10e jour.

L’idéal reste, bien sûr, de s’isoler le plus longtemps possible pour éviter la moindre contamination. Mais les quarantaines d’une dizaine de jours sont aujourd’hui peu conciliables avec un maintien de l’activité économique, alors que le nombre de contaminations explosent en Belgique.

 

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