Un document obligatoire pas rempli par un quart des malades de longue durée

Le gouvernement belge prévoit des sanctions en cas de non-conformité, même si celles-ci ne seront pas immédiatement applicables.

Illustration d'une personne malade
Illustration d’une personne malade @BelgaImage

De nombreux malades de longue durée ne répondent pas aux questions qui leur sont adressées sur un retour éventuel au travail, ressort-il des informations récoltées auprès de caisses d’assurance maladie par De Standaard, qui en publie les résultats lundi, de même que Het Nieuwsblad et Het Belang van Limburg.

Des sanctions pas immédiates

Afin de réduire le nombre de malades de longue durée, le gouvernement De Croo a édicté une série de mesures en octobre. Il est notamment question qu’en cas de refus de répondre à une liste de questions sur un éventuel retour au travail, les indemnités soient réduites de 2,5% à partir de 2023. Pour les caisses d’assurance maladie, des sanctions financières sont aussi à la clé si cette liste de questions reste sans réponse. Chez les mutualités chrétiennes, 41,1% des questionnaires ont été rendus vierges l’année dernière. Auprès des mutualités libres, neutres et libérales, cette proportion était aussi d’environ 40%. Les mutualités socialistes rapportent environ 20% des questionnaires sans réponse.

Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit) rappelle que les sanctions ne seront applicables qu’à partir de 2023. Il pointe en outre que l’année passée, le questionnaire avait été adressé après huit semaines de maladie, mais que cette année il sera soumis après la 10e semaine d’incapacité. «Entre huit et dix semaines, un large groupe retourne au travail. Il est donc logique que ces personnes ne répondent pas aux questions», explique le ministre. Il note en outre qu’à l’avenir les coachs d’accompagnement au retour au travail joueront un rôle important.

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