Vandenbroucke: " Il faut espérer le meilleur, mais se préparer au pire "

Le centre fédéral de crise se prépare au scénario d'une vague de contaminations telle qu'elle pourrait paralyser le pays. Dans le secteur hospitalier, un travail est également en cours, a expliqué le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, au cours des émissions politiques dominicales.

Frank Vandenbroucke
Belga

« Il faut espérer le meilleur, mais se préparer au pire », a souligné M. Vandenbroucke sur le plateau de « C’est pas tous les jours dimanche » (RTL-TVi).
Les autorités redoutent la contagiosité du variant Omicron du Covid-19. Si le virus se répand massivement, même s’il est moins virulent, il pourrait mener à un très grand nombre de personnes en isolement, qui ne seraient dès lors plus en mesure de travailler.

Dans De Zevende Dag sur la Eén, le ministre avait déjà mis en garde contre la pensée qui se répand selon laquelle le variant omicron n’est qu’un rhume. « L’argument qui est de laisser tomber toutes les mesures est très dangereux. » En clair, il ne croit pas en l’immunité de groupe grâce à Omicron. Au contraire, il craint son extrême contagion qui mènerait à une saturation des hôpitaux.

Vendredi, le gouvernement a rencontré les fédérations d’employeurs pour évoquer le problème. De son côté, le centre de crise réalise un monitoring des secteurs et infrastructures critiques – énergie, eau, alimentation, finances, etc. – afin d’assurer leur continuité.

Le centre de crise se prépare pour éviter une paralysie du pays

Un cadre d’action est en cours d’élaboration dans les hôpitaux. Selon le ministre, il devrait être prêt dans les jours qui viennent. Il s’attachera aux transports entre les hôpitaux, à la coopération entre les hôpitaux et les maisons de repos, etc. La Défense a été appelée à la rescousse et la ministre, Ludivine Dedonder, a répondu favorablement.

Sa contribution pourrait se révéler particulièrement importante en matière de personnel non médical. Aux yeux du ministre et des scientifiques qui conseillent les autorités, la priorité est un ralentissement de la propagation du virus. « Il y a cette idée aujourd’hui que l’on peut laisser aller. Au contraire, il faut être vigilant et ralentir la vague au maximum », a déclaré le ministre. « Sinon, cela risque d’être très difficile voire impossible à gérer. »

« D’ici à mars, une grande partie de la population aura été en contact avec le virus, mais nous espérons que cela n’aura pas lieu en deux ou trois semaines », a souligné pour sa part l’infectiologue et présidente du Gems, le groupe d’experts qui conseillent les gouvernements, Erika Vlieghe.

Sur le même sujet
Plus d'actualité