Pourquoi Omicron provoque moins de formes graves

Marc Van Ranst a expliqué pourquoi le variant Omicron est moins pathogène. Son collègue Emmanuel André s’est lui montré confiant à propos de la dernière souche du Covid-19.

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Omicron est plus susceptible de se fixer sur les récepteurs qui se trouvent dans les voies respiratoires supérieures/@BELGAIMAGE

Bien que les contaminations au Covid-19 continuent chaque jour de baisser en Belgique, les experts restent prudents : la faute au variant Omicron, beaucoup plus contagieux que Delta. Un mois après qu’elle ait été détectée chez nous, cette souche est désormais dominante, avec plus de 60% des contaminations recensées.

Selon Marc Van Ranst, il faut s’attendre à un large rebond des infections dans les prochaines semaines. " La charge des médecins généralistes et des pharmaciens va certainement s’alourdir vu la contagiosité du variant. De plus, beaucoup de gens vont être malades et devront être mis en quarantaine ", a expliqué le virologue flamand à nos confrères de HLN Live.

Reste une bonne nouvelle : Omicron semble bel et bien moins virulent. En tout cas chez les jeunes. " Les jeunes ne souffrent pas ou moins d’infections au coronavirus avec le variant Omicron. Nous devrons attendre de voir ce que cela fait aux personnes âgées, qui sont bien traitées dans notre pays ".

Les poumons moins infectés

Si Omicron est moins pathogène que Delta, cela " s’explique en partie par le fait que nous avons déjà acquis une certaine immunité, soit en raison d’une infection, soit par le biais de vaccinations et de rappels ", détaillait le virologue.

Une deuxième raison est qu’Omicron est plus susceptible de se fixer sur les récepteurs qui se trouvent dans les voies respiratoires supérieures, alors que le variant Delta et d’autres variants ont commencé à occuper les récepteurs dans les voies respiratoires inférieures, au fond des poumons ". En provoquant plus fréquemment des infections des voies respiratoires supérieures, Omicron causerait moins de risque de pneumonie dangereuse, selon Marc Van Ranst.

Mardi, le microbiologiste Emmanuel André a partagé sur Twitter une nouvelle jugée rassurante concernant le petit dernier des variants. Il a insisté sur l’importance de la dose booster, puisque nos anticorps reconnaitraient moins le variant Omicron, selon les résultats d’une étude. Point positif : l’immunité acquise post-Omicron protégerait efficacement contre le variant Delta, qui lui cause des formes plus graves de la maladie.

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