Ce qu’on ne sait toujours pas sur le Covid-19

Même si la recherche scientifique a travaillé à une vitesse impressionnante pour permettre d’endiguer la pandémie, des inconnues subsistent.

La recherche scientifique n'a pas encore toutes les réponses sur le Covid-19
(@Belga Image)

Lorsqu’il a été découvert, le coronavirus à l’origine de la pandémie que nous connaissons a pris tout le monde de court. Bien qu’il inquiétait le monde scientifique depuis le début, aucun pays n’était préparé à faire face au Covid-19, ses symptômes, sa contagion, ses conséquences…

Depuis que le virus circule, scientifiques, universitaires et laboratoires sont à pied d’œuvre pour analyser le virus, trouver comment guérir les malades, protéger ceux en bonne santé et éviter que la maladie continue de se propager.

Aujourd’hui, un an et depuis le début de la crise, même si de nouveaux variants continuent de challenger la communauté scientifique, on en sait énormément sur le Sars-CoV-2 et plusieurs types de vaccin sont disponibles partout.

Mais comme le rappelle le journal L’Écho, des questions au sujet du virus et de la maladie restent encore sans réponse.

La contagion

Tout le monde a déjà entendu ce type d’histoires. Un couple qui vit sous le même toit avec une personne malade comme un chien et l’autre qui ne cesse d’être testée négative.

Même si on connait désormais quelques critères qui font varier les chances d’attraper le virus, comme l’âge ou les comorbidités, on ne sait toujours pas expliquer comment certaines personnes n’attrapent pas le Covid alors que tous les critères sont réunis pour être contaminé.

Diverses hypothèses sont étudiées. Dans l’Écho, l’épidémiologiste Yves Coppieters en cite trois différentes. D’abord, l’état de santé. Quelqu’un avec une vie particulièrement saine (alimentation, sport, etc.) a forcément un système immunitaire au top.

Ensuite, il y a l’immunité croisée, sur laquelle la science ne connait pas encore assez. Il s’agit d’un phénomène où l’immunité créée par notre corps pour faire face à un virus donné, un autre coronavirus par exemple, permet de lutter face à un ou plusieurs autres virus, notamment car ils ont des points communs avec le premier.

Et enfin, la réponse pourrait se trouver dans le sang, car des études ont montré que le groupe sanguin O avait moins de chance de développer une forme grave du Covid-19, et lorsque c’est tout de même le cas, elles s’en remettent bien plus vite.

Les super contaminateurs

C’est l’histoire inverse. Une personne positive qui contamine des dizaines de personnes de son entourage à elle toute seule. Des profils particulièrement contagieux qu’on n’explique pas encore parfaitement.

Il s’agirait plutôt de contextes que de profils particuliers:  des personnes récemment infectées, le moment où on est le plus contagieux, sans symptômes, et donc peu prudentes, dans des lieux mal ventilés avec beaucoup de personnes.

Le Covid long

Certains malades guéris depuis longtemps gardent des symptômes des semaines, voire des mois après leur infection. Cela toucherait même un ex-malade sur deux, et surtout les femmes, mais on ne sait pas encore pourquoi.

D’autres groupes cibles sont aussi plus particulièrement touchés par le Covid long : les publics précarisés, les malades chroniques ou souffrants de comorbidités… Des cas pour lesquels des explications logiques expliquent. Mais pour les autres, la recherche scientifique cherche toujours une cause qui fasse consensus.

Les organes cibles

Au début, on parlait du Covid comme maladie respiratoire, qui s’attaquait aux poumons, mais depuis, on a vu le coronavirus s’attaquer à différents organes du corps humain.

Aujourd’hui, la communauté scientifique comprend tout à fait comment le Sars-CoV 2 s’y attaque.

« Pour entrer dans nos cellules, le virus utilise un récepteur se trouvant sur la surface de la cellule. Dans le cas du Covid, le virus, au moyen de sa protéine spike, exploite le récepteur ACE2 », explique Michel Moutschen, chef du service d’infectiologie au CHU de Liège. Ce récepteur est aussi présent dans de nombreux tissus du corps humain, présents dans de nombreux organes.

Mais impossible aujourd’hui de comprendre avec certitude pourquoi un patient sera touché aux poumons et un autre à l’intestin, et un troisième aux reins.

L’origine

La chauve-souris, le pangolin, la fuite de laboratoire… On aura tout entendu sur la provenance de ce fameux coronavirus. Et aujourd’hui, les experts de l’OMS cherchent encore, même si la piste du laboratoire peut être éliminée.

Il s’agirait bien d’une origine animale. Une étude américaine récente semble indiquer que le premier porteur du coronavirus ne serait pas un client du marché d’animaux de Wuhan, mais bien une vendeuse de fruits de mer. Une autre étude démontre que le virus se serait propagé dans la partie du marché consacrée aux chiens, qui pourrait être l’animal intermédiaire entre la chauve-souris et l’homme… En somme, la recherche continue sur le sujet et il est important, car lorsqu’on connaitra l’origine exacte du Sars-CoV 2, on pourra plus facilement éviter que d’autres virus similaires se propagent.

 

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