Quelles mesures pour faire face à Omicron?

Face à la flambée des cas positifs à Omicron, certains pays européens prennent le variant par les cornes en mettant en place de nouvelles mesures.

Des personnes se promenent en rue en portant un masque buccale
© Belga Image

Cela fait près d’un mois qu’il a été identifié. Le variant Omicron hante le monde entier. Il n’a pourtant pas encore dévoilé toutes ses cartes. Il est très contagieux et semble échapper en partie aux vaccins, mais la gravité des infections reste inconnue. La Commission européenne estime que le variant pourrait devenir dominant dans l’Union européenne d’ici la mi-janvier. Alors les pays du Vieux Continent durcissent leurs mesures.

Culture et vie nocturne impactées

Cela ressemble à un perpétuel cauchemar pour le monde de la nuit et le secteur culturel. Ces " non-essentiels " sont, à nouveau, les premiers à subir la pagaille créée par Omicron. Aux Pays-Bas, la fermeture des magasins non essentiels, bars et restaurants tous les jours entre 17 heures et 5 heures du matin est prolongée jusqu’au 14 janvier. Ils s’attaquent aussi à la bulle sociale: maximum quatre invités autorisés dans un foyer. Des mesures qui semblent, heureusement, porter leurs fruits. Les cas ont chuté de 21% au cours de la semaine du 7 au 14 décembre, selon l’institut de santé publique RIVM qui juge le variant Omicron " source de préoccupation ".

Au Danemark, la culture est en berne. Les théâtres, les cinémas, les salles de concerts et les musées vont devoir fermer. Le pays scandinave est un des pays dans le monde à avoir détecté le plus de cas d’Omicron sur son sol et les autorités s’attendent à ce qu’il devienne majoritaire dans les prochains jours. La vie nocturne, déjà rabotée la semaine dernière, va être encore raccourcie, avec une fermeture des bars et restaurants à 23 heures, et l’interdiction de servir de l’alcool après 22 heures.

En Irlande, c’est ce maudit couvre-feu qui fait son retour. Dès demain et jusqu’au 30 janvier, les pubs, bars et restaurants devront être fermés à 20 heures.

Restrictions sur les déplacements

De son côté, le jeu des frontières est relancé. Il devient à nouveau plus contraignant de voyager dans certains pays. La France a rétabli l’obligation de " motifs impérieux " pour les voyageurs en provenance et à destination du Royaume-Uni face à la diffusion extrêmement rapide du variant Omicron dans ce pays. L’Irlande, le Portugal, l’Italie ou encore la Grèce imposent aux voyageurs européens, même vaccinés, de présenter un test négatif pour pouvoir entrer sur leur territoire.

Le secteur aérien européen voit rouge. Il a mis en garde les gouvernements contre les restrictions de déplacement " inutiles " et " inefficaces " se mettant en place face à Omicron. Il souligne que de telles mesures sont contradictoires avec " la raison d’être " du certificat sanitaire européen.

La Belgique mise sur la vaccination

Chez nous, le variant Delta perd petit à petit du terrain. Mais Omicron semble prendre le relais. La nouvelle souche de Covid-19 représente actuellement 6% des infections, soit quelque 700 contaminations par jour. " Un doublement est actuellement constaté tous les deux jours. On peut donc s’attendre à ce que ce variant occupe une place fondamentale dans les prochains jours et qu’il devienne dominant dans notre pays pour la fin de l’année voire le début de l’année prochaine ", indiquait hier Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral Covid-19, lors d’une conférence de presse.

La Belgique mise sur ses mesures récemment adoptées mais surtout sur la vaccination pour contenir la progression du variant. Une troisième dose de vaccin contre le coronavirus améliorerait sensiblement la protection. " Une première étude britannique montre qu’une troisième dose augmente à plus de 70% la protection contre les infections symptomatiques à Omicron ", rapporte Yves Van Laethem.

Reste à voir ce que nous réserve le prochain Comité de concertation qui pourrait surprendre avec des assouplissements pour les fêtes.

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