Omicron pas menaçant pour les vaccins selon l’OMS et une étude

Une étude montre que les vaccins sont affectés par le variant mais qu'une 3e dose permettrait de le contrer. L'OMS en tire les premières conclusions.

Vaccin anti-Covid Pfizer à Nantes
Des doses du vaccin Pfizer (Comirnaty) à Nantes, le 6 décembre 2021 @BelgaImage

L’organisation mondiale de la Santé (OMS) affirme mardi soir qu’il n’y a pas d’indications que le nouveau variant du virus Sars-Cov-2, Omicron, provoque des formes plus sévères de Covid-19. Une déclaration qui suit la publication d’une première étude publiée en urgence sur l’effet du variant Omicron sur les vaccins anti-Covid.

«Fort improbable» que les vaccins ne protègent pas totalement du variant

«Il n’y a aucune raison de douter» du fait que les vaccins actuels protègent les malades contaminés par Omicron contre les formes sévères du Covid-19, a aussi estimé mardi, Michael Ryan, le responsable des urgences de l’OMS, dans un entretien avec l’AFP. «Nous avons des vaccins très efficaces qui ont démontré leur pouvoir contre tous les variants jusqu’à présent, en termes de sévérité de la maladie et d’hospitalisation, et il n’y aucune raison de penser que cela ne serait pas le cas» avec Omicron, a expliqué le docteur Ryan.

Ce dernier souligne aussi que l’on en était au tout début des études d’un variant détecté seulement le 24 novembre et qui a depuis été repéré dans une quarantaine de pays. Il a toutefois reconnu que les vaccins pourraient se révéler moins efficaces contre Omicron, qui se distingue par un nombre très élevé de mutations. Mais «il est fort improbable» que le variant puisse échapper totalement à la protection conférée par les vaccins.

Face au rebond de la pandémie en Europe, l’OMS a par ailleurs appelé à mieux protéger les enfants, actuellement la classe d’âge la plus touchée, tout en gardant la vaccination obligatoire de la population comme une option de «dernier ressort absolu». Pour éviter de nouvelles fermetures de classe et le retour de l’enseignement à distance, la branche européenne de l’organisation conseille de renforcer les tests dans les écoles et d’envisager la vaccination des enfants scolarisés.

Une première étude qui se veut rassurante

Ce mardi, des chercheurs de l’Africa Health Research Institute de Durban, menés par le virologue Alex Sigal, ont publié une première étude sur Omicron. Celle-ci se centrait sur l’impact de ce variant sur les anticorps neutralisants, qui constituent une partie de la réponse immunitaire face au coronavirus.

Résultat: l’étude montre que les personnes ayant reçu deux doses du vaccin Pfizer ont en effet «une très forte baisse» de la neutralisation du variant. Mais si elles avaient été en plus préalablement infectées par le coronavirus, cela s’est révélé suffisant pour lutter efficacement contre le virus. Les chercheurs estiment par conséquent qu’une troisième dose de vaccin, qui augmente le nombre d’anticorps de façon similaire à une infection, devrait permettre de contrer le danger que représente Omicron. «C’est mieux que ce à quoi je m’attendais», s’est réjoui Alex Sigal. «Le fait (qu’Omicron) ait toujours besoin des récepteurs ACE2 (pour s’accrocher à une cellule) et qu’il n’échappe que partiellement (au vaccin) signifie que c’est un problème auquel on peut s’attaquer avec les outils que l’on a». L’étude ne porte cela dit que sur 12 personnes et doit être confirmée par d’autres recherches, surtout que d’autres aspects de la réponse immunitaire n’ont pas encore été passés au crible.

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