Vers la fin de la quatrième vague?

La fin de la quatrième vague est sur la bonne voie avec le recul des infections au Covid-19 et des hospitalisations de patients contaminés. Une bonne nouvelle pour se tenir prêt face à la menace Omicron.

Une personne marche dans la rue avec un masque buccale
© Belga Image

La quatrième vague sur le point de descendre

Dans sa routine matinale, l’Institut de santé publique Sciensano a publié ses chiffres. Des chiffres encourageants qui poursuivent leur (lente) descente. Entre le 30 novembre et le 6 décembre, 300 personnes ont été admises en moyenne par jour à l’hôpital, soit une baisse de 5%. Du côté des nouvelles contaminations, elles ont diminué de 4%, avec tout de même 17.146 nouveaux cas par jour en moyenne entre le 27 novembre et le 3 décembre.

Selon Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral Covid-19, trois paramètres expliquent cette diminution: l’évolution naturelle de l’infection, la réinstauration de certaines mesures (notamment du masque en Flandre) et l’administration de la troisième dose.

« La quatrième vague est très proche de la troisième du point de vue de son impact avec à peu près le même nombre d’hospitalisations, de personnes aux soins intensifs et de décès », analyse Yves Van Laethem. Des courbes presque similaires sauf concernant les infections qui ont explosé cet automne. Mais « on a limité les dégâts malgré qu’il y ait plus de contaminations ».

La quatrième vague atteint son sommet et semble en voie d’être maitrisée. La question à présent est de savoir si les chiffres vont stagner ou poursuivre leur chute. « Avec les mesures prises, on ose espérer que la courbe va descendre plutôt que d’être un plateau », estime Yves Van Laethem. Réponse dans les jours qui arrivent.

Décès et soins intensifs dans le rouge

Cette évolution positive de la situation épidémiologique ne concerne malheureusement pas la mortalité liée au Covid-19. La Belgique déplore 48 décès par jour en moyenne, soit une augmentation de 22%. Au total, 27.319 personnes ont perdu la vie des suites du virus depuis le début de la crise sanitaire chez nous.

L’autre ombre au tableau, ce sont les soins intensifs qui prennent actuellement en charge 816 patients, une augmentation de 7%. « Logique », lâche Yves Van Laethem. « Quand on regarde au jour le jour, cela reste stable. On est sur le sommet. Ce qui reste positif, c’est la moyenne des 7 derniers jours. » Visiblement, pas d’inquiétude à ce niveau-là. Le scénario « catastrophe » de 900 ou 1.000 patients en soins intensifs est écarté.

D’ailleurs, quel est le profil des personnes aux soins intensifs? Le porte-parole interfédéral Covid-19 affirme que deux-tiers des patients sont vaccinés, dont les immunodéprimés n’ayant pas reçu leur troisième dose de vaccin, et le tiers restant concerne les personnes plus jeunes et non-vaccinées. « On sait que la vaccination complète protège très bien d’aller aux soins intensifs à plus de 80% mais pas à 100% », rappelle Yves Van Laethem.

« Il faut vider le système de santé » face à Omicron

Un paramètre qui redonne espoir, c’est le taux de reproduction du virus. Il repasse désormais sous la barre de 1. Cela signifie qu’une personne positive en infecte moins d’une autre. « On va vers une extinction partielle de la transmission. Il faut conserver ce taux de reproduction », insiste Yves Van Laethem.

Si ces chiffres ont de quoi réjouir, il est primordial de maintenir ce cap. Il vaudrait mieux prévenir que guérir l’inconnue Omicron. « Il faut vider le système de santé dans la crainte, purement potentielle, qu’Omicron pose problème. Il ne faut pas rajouter une montagne à une montagne », alerte Yves Van Laethem.

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