L’IMC influence les chances de tomber enceinte, selon une étude belge

Les chercheurs ont pu déterminer comment maximiser la probabilité d’avoir un enfant selon plusieurs paramètres, dont l’IMC.

Femme enceinte
Une femme enceinte, avec les mains du père posées sur son ventre @BelgaImage

Depuis mars 2021, l’UZ Brussel dirige un projet baptisé FERMET qui vise à donner des conseils nutritionnels personnalisés aux personnes désireuses d’avoir un enfant mais dont l’IMC (indice de masse corporelle) est trop bas ou trop haut par rapport aux valeurs idéales. Le service Nutrition clinique et Diététique est également associé à l’étude. Les premiers résultats sont encourageants: plus de 20 femmes, ayant modifié leur régime alimentaire, sont depuis tombées enceintes, spontanément ou après un traitement de fertilité.

Un IMC entre 18,5 et 30-35

«Un poids sain associé à un rapport optimal entre muscles et graisse corporelle est capital pour tomber enceinte», rappelle l’UZ Brussel. C’est la raison pour laquelle les centres de fertilité du monde entier appliquent un IMC minimal de 18,5 et maximal de 30 ou de 35.

Depuis quelques mois, l’hôpital bruxellois dirige le projet FERMET afin de permettre aux personnes qui n’atteignent pas cette valeur d’entamer un traitement de fertilité, dans les meilleures conditions possibles. Quelque 299 personnes se sont déjà embarquées dans l’aventure. Il s’agit à la fois de personnes en insuffisance pondérale (IMC inférieur à 18,5) et de personnes obèses (IMC supérieur à 30), peut-on lire dans le communiqué. À ce jour, 12 hommes ont également participé à l’étude.

Les femmes dont l’IMC est supérieur à 25 ont souvent plus de difficultés à tomber enceintes spontanément, pointe l’UZ. A contrario, les femmes enceintes dont l’IMC est supérieur à 30 courent un risque accru de complications telles que le diabète gestationnel, l’hypertension artérielle et les difficultés lors de l’accouchement.

Procéder par étapes 

«Pour élaborer un plan d’attaque adapté à ces personnes, nous mesurons leur composition corporelle (masse graisseuse et musculaire) et leur métabolisme au repos. De cette façon, nous découvrons si leur régime actuel contient trop peu ou trop de calories et de protéines pour leurs besoins individuels», détaille le Pr. Elisabeth De Waele, responsable du service Nutrition clinique et Diététique. L’étude révèle que «20 femmes sont tombées enceintes (depuis le lancement du projet,) que ce soit spontanément ou après un traitement de fertilité», se réjouissent les équipes.

«Travailler sur une composition corporelle saine présente de nombreux avantages: les chances de grossesse spontanée augmentent et, en cas d’échec, le traitement de fertilité qui s’ensuit est plus concluant», ponctue le Pr. Christophe Blockeel, chef de service du Centre de médecine de la reproduction.

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