En chiffres: le report des soins de santé

Les Belges n’ont pas attendu la crise sanitaire pour devoir reporter leurs soins. La raison est principalement financière.

le report des soins de santé en chiffres
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50 %

Un Belge sur 2 qui a besoin de soins les reporte pour des raisons financières, en Wallonie et à Bruxelles. Entre 2015 et 2021, cette proportion a augmenté de 13,2 %.

Deux tiers

Le report des soins touche surtout les personnes en incapacité de travail. Parmi celles-ci, deux sur trois ont dû reporter au moins un soin en 2021.

+ 10 %

La hausse des soins en santé mentale qui ont été reportés entre 2015 et 2021. Cet ajournement touche aussi de plus en plus les consultations chez des médecins spécialistes (+ 12,2 %). Au total, 27 % de la population postpose un soin psychologique ou un rendez-vous chez un spécialiste pour des raisons financières.

30 %

Les soins dentaires sont les plus touchés par le report des soins pour raisons financières. Un Belge sur trois est concerné.

7,3 %

La différence de proportion de report des soins entre les classes moyennes et les classes défavorisées. En 2015, ce delta était de 14 points. Autrement dit: la classe moyenne est de plus en plus concernée.

Le point final

La part des Belges qui doivent reporter des interventions médicales ou des consultations pour des raisons financières augmente. Selon l’enquête de Solidaris que Moustique a consulté en exclusivité, les 40-59 ans et les familles monoparentales sont les plus nombreux à devoir renoncer à certains soins. On l’a vu, le report concerne surtout le dentiste et le spécialiste, mais également l’ophtalmo (21,9 % de reports), l’achat de médicaments (18,6 %) et les visites chez le généraliste (12,7 %). Cela est surtout vrai pour les publics moins favorisés, mais aussi de plus en plus pour la classe moyenne. Solidaris approuve dans ce contexte le budget fédéral 2022 qui prévoit des avancées en termes d’accessibilité, dont un meilleur remboursement des soins dentaires et une extension du tiers payant. La mutualité réclame tout de même un réinvestissement structurel dans l’assurance maladie.

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