Coronavirus: troisième dose, la solution?

La France et les Etats-Unis ouvrent la voie vers une troisième dose de vaccin contre le Covid. Le "booster shot" devrait être proposé aux Belges au printemps. Celle-ci permettra-t-elle de se débarrasser du virus?

Booster shot
Belga

Les autorités sanitaires américaines ont annoncé vendredi avoir donné leur feu vert à une troisième dose de vaccin anti-Covid pour tous les adultes entièrement vaccinés il y a au moins six mois.

De son côté, Emmanuel Macron a souligné vendredi que, sur foi des recommandations des autorités de santé, il ne serait « pas étonné qu’on aille progressivement vers des rappels vaccinaux pour tous les adultes » déjà vaccinés contre le Covid-19.

Actuellement, la dose de rappel concerne les personnes présentant des comorbidités et les plus de 65 ans qui ont jusqu’au 15 décembre pour recevoir une nouvelle injection pour maintenir leur pass sanitaire. Les plus de 50 ans pourront recevoir à leur tour une dose de rappel à partir de début décembre. Et les autorités sanitaires françaises ont estimé que les plus de 40 ans étaient eux aussi éligibles pour cette troisième dose.

En Belgique, il est question que la population d’une dose de boost au printemps afin de relancer l’immunité face au coronavirus.

« Booster shot »

La reprise de l’épidémie en Europe est largement due au fait que les vaccins injectés perdent de leur efficacité avec le temps. Or, cette troisième dose aurait un boost immunitaire dès 48 heures après l’injection. Dans ces conditions, elle serait  bien utile aujourd’hui, mais les choses ne sont pas aussi simples.

Il faudra d’abord convaincre la population de (re)prendre un coup de seringue. Et les convaincre que cette troisième dose suffira… Ce qui est loin d’être certain. Le plus probable est qu’on soit parti pour une dose de vaccin chaque année pour garder le Covid-19 éloigné des foyers.

L’autre question sera d’avoir suffisamment de monde au portail pour ce « booster shot ». Or, le vaccin ne fait pas l’unanimité, et le fait qu’il ne s’agit pas de la solution miracle comme cela avait été présenté ne va pas le rendre plus digne de confiance. Là-dessus, l’Autriche (et son gouvernement très à droite) a brisé un tabou en imposant la vaccination. L’obligation vaccinale est aussi ce que préconise aussi notre ministre de la Santé Frank Vandenbroucke. Mais l’obligation ne fait pas partie de la philosophie de la plupart des partis politiques d’Europe. Question de principes et de valeurs.

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