Ces pays qui font vivre un cauchemar aux non-vaccinés

Tour du monde des mesures les plus strictes envers celles et ceux qui refusent la vaccination contre le Covid-19.

Une poupée remplie de seringues devant le siège du laboratoire Pfizer à Bruxelles
© Belga Image

Chaque semaine l’OMS publie les chiffres de la pandémie. La hausse des contaminations est mondiale. 3,3 millions de nouveaux cas ont été signalés entre le 8 et le 14 novembre, soit une augmentation globale de 6% par rapport à la semaine précédente. Dans ce contexte, la fracture entre personnes vaccinées et non-vaccinées se fait de plus en plus ressentir.

Le confinement à l’autrichienne

C’est sans doute la mesure qui fait le plus parler: le confinement des non-vaccinés. Pour stopper la propagation du virus et doper le taux de vaccination de sa population, l’Autriche est prête à tout. Après avoir déjà exclus les non-vaccinés des restaurants, des hôtels ou salons de coiffure, les voilà confinés. Une mesure qui a rapidement porté ses fruits, selon le chancelier Alexander Schallenberg qui se félicite d’une « augmentation massive des inscriptions dans les centres de vaccination ».

L’Autriche, précurseur ou tête brûlée, est aussi le premier pays de l’Union européenne à vacciner les enfants dès 5 ans. Pourtant le régulateur européen n’a pas encore donné son aval à l’utilisation du sérum Pfizer-BioNTech chez les 5-11 ans. Certains experts ne cachent pas leur scepticisme quant à l’efficacité de telles mesures.

Viré de chez viré

Avec l’un des plus faibles taux de vaccination complète dans l’Union européenne, la Lettonie sert aussi la vis en s’attaquant à l’emploi. Les employeurs ont désormais le droit de se séparer des membres de leur personnel refusant la vaccination contre le Covid-19. Concrètement, un employé non-vacciné peut être mis en congé forcé non payé pendant trois mois. S’il n’obtempère toujours pas, il sera purement et simplement licencié avec un mois de salaire en guise d’indemnité. Merci patron.

Les responsables politiques élus sont également dans le viseur. Ceux ne disposant pas d’un certificat de vaccination ou d’une preuve de leur guérison seront exclus de leurs fonctions et ne pourront prétendre à aucune rémunération jusqu’à ce qu’ils se fassent vacciner.

Des soins médicaux (très) coûteux

Direction Singapour. La cité-Etat d’Asie du Sud-Est va cesser de prendre en charge les frais médicaux des malades atteints du coronavirus qui ont refusé de se faire vacciner. « Les personnes qui ne sont pas vaccinées représentent une majorité conséquente de ceux qui ont besoin de soins intensifs, et contribuent de façon disproportionnée à la pression sur nos infrastructures sanitaires », affirmait le ministère de la Santé la semaine passée.

Avec 85% de sa population complètement vaccinée, Singapour affiche l’un des taux de vaccination les plus élevés au monde. Mais le variant Delta n’y est que très peu sensible et fait augmenter les contaminations. A partir du 8 décembre, les autorités vont commencer à facturer les patients atteints du Covid-19 qui ont refusé le vaccin. Interrogé par le média américain Bloomberg, le ministère de la Santé estime que les patients Covid non-vaccinés les plus malades devront débourser jusqu’à 25.000 dollars singapouriens, soit un peu plus de 16.000 euros. Une facture salée qui ne concerne pas les non-vaccinés pour raison médicale et les enfants de moins de 12 ans dont la tirelire sera épargnée.

Pas de vaccin, pas de loisirs

Plusieurs États allemands ont décidé de réintroduire certaines mesures de restrictions visant les non-vaccinés. Dès ce lundi, Berlin va leur interdire l’accès notamment aux restaurants sans terrasse, aux bars, aux salles de sport et aux salons de coiffure. « Il ne s’agit pas de harcèlement » mais « d’éviter une saturation du système de santé », estime le ministre de la santé.

Les Pays-Bas, quant à eux, replonge dans un confinement partiel de trois semaines. Mais la délivrance ne concernera pas les personnes non vaccinées. Le gouvernement s’apprête à restreindre l’accès aux lieux de restauration et de loisirs aux seules personnes vaccinées ou guéries du Covid, et plus à celles personnes présentant un test négatif.

Et la Belgique?

Chez nous, les choses sont beaucoup plus roses. Les secteurs restent ouverts à tous. Le masque redevient obligatoire dans les lieux soumis au Covid Safe Ticket (dans l’Horeca, sauf lorsque les clients sont assis à table, ainsi que dans les lieux culturels, y compris les cinémas et les théâtres). Pour entrer en boite de nuit, il faudra, en plus du CST, porter un masque ou réaliser un auto-test. Pour l’instant, seul le personnel soignant refusant la vaccination sera impacté. Un refus qui pourra mener au retrait de l’accès à la profession d’un soignant et à son licenciement à partir du mois d’avril.

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